Accueillir des réfugiés à la maison

A Romainmôtier, la paroisse et des villageois accueillent des réfugiés. Depuis novembre, une famille d’Erythréens démarre une nouvelle vie chez une habitante.

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Publié le 31 mars 2016

Auteur : Marie Destraz

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Dehors la bise souffle, l’herbe est recouverte d’un fin tapis de neige. Dedans, le maïs explose sous le couvercle de la poêle. « Ton cours de français est remplacé par du football ? Tu parleras avec tes camarades sur le terrain, c’est un bon exercice. Je t’y emmènerai à 16 h. » Sur le tapis du salon Gioia Christen parle avec Daniel. Sa mère, Simret, dépose sur la table basse un immense plateau d’argent rempli de pop-corn sur lequel se jette le garçon pendant que son frère Johannes tend une feuille à Gioia. « Tiens, l’école organise une sortie. » « Tu pars à Berne puis Bâle ? Génial ! Tu ne pourras par contre pas aller à Europapark. Tu connais ? C’est un parc d’attraction en Allemagne. Il faudra attendre ton permis B pour y aller. » Johannes exprime timidement sa joie. « Mais c’est 250 fr. C’est cher », murmure-t-il. « Tu en parles avec l’assistante sociale du CSIR. Ils paieront la facture ou te rembourseront. » Simret propose du thé. Dans le salon, les canapés sont disposés à la mode orientale. Parmi le mobilier européen, seul le petit meuble pour griller le café est érythréen.

Le français, un obstacle à l’intégration

Simret est en Suisse depuis quatre ans. Elle a obtenu un permis B. Ses quatre enfants sont arrivés en mai, grâce au regroupement familial. Après plusieurs mois passés au centre de l’EVAM à Crissier, ils se sont installés à Romainmôtier et louent à Gioia un appartement de 4,5 pièces meublé. « Ici, il n’y a pas d’enfant pour jouer dehors. Et il fait très froid. » Daniel a 11 ans. Les mains pleines de pop-corn, il a gardé aux pieds ses bottes fourrées. Cet hiver, c’est la première fois qu’il voit la neige. Le français de Daniel est presque parfait. Sur le fauteuil d’en face, son frère Johannes, 16 ans, cherche encore ses mots. Pour ces enfants, c’est la langue qui est le principal obstacle à une vie normale en Suisse. Ils font office de traducteurs pour leur maman. « Il n’y a pas de Migros ici. Je me promène dans le village. Mais il y a peu de bus pour en sortir , tente-t-elle d’expliquer dans un français approximatif. Je suis partie, parce que dans mon pays, il n’y a pas de démocratie. » Elle sourit. Simret sourit toujours, mais essuie ses yeux du revers de sa main. […]

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