Frédéric Lenoir: « Je suis un chrétien libre-penseur »

Frédéric Lenoir: « Je suis un chrétien libre-penseur »

Frédéric Lenoir, philosophe et directeur du «Monde des religions», pose son diagnostic sur l’état du monde et présente sa démarche spirituelle personnelle.

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Publié le 16 janvier 2013

Auteur : Sarah Scholl

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Vous parlez d’un «monde malade», quel est votre diagnostic ?

Frédéric Lenoir: Nous nous focalisons aujourd’hui sur la crise économique mais la crise est beaucoup plus globale, car elle est systémique et touche l’environnement, l’agriculture, la santé, la politique, le psychisme… Le point commun entre toutes ces crises est qu’elles résultent de l’idéologie consumériste qui domine depuis quarante ans et qui est destructrice pour la planète tout comme pour les sociétés. Vouloir maximiser le profit implique non seulement d’appauvrir la majorité mais aussi la mise en compétition de tous contre tous, au lieu de construire des dynamiques de solidarités.

Quelles sont vos solutions pour la «guérison du monde» ?

Tout simplement passer de la recherche de la quantité à la recherche de la qualité. Du «toujours plus» au «mieux-être»: aller vers une sobriété heureuse! Cela concerne l’humanité entière. Mon ouvrage montre des exemples de choix que des individus ont opérés de par le monde. Des solutions alternatives permettent d’amortir les chocs de l’économie et créent de nouvelles solidarités. Le but est, pour chacun, de mettre la qualité de vie et la qualité de la relation au centre de tout.

Par quoi le changement passe-t-il ?

Il passe par une somme de conversions individuelles. Nous devons vivre notre écologie au quotidien avant de militer dans un parti. Mais ces conversions vont de pair avec un engagement militant. La société ne bougera que grâce à des rapports de force. Plus il y aura de pressions, de mouvements de boycotts, de réseaux internationaux, plus les choses auront de chances de changer. Le but de mon livre est de fédérer les points de vue, que les gens ne se sentent plus seuls à penser ce qu’ils pensent. Pour le moment, nous sommes une minorité en Occident. Mais, au XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières aussi étaient une minorité porteuse d’avenir… […]

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