« Les aumôneries, force de proposition sociale de l’Église »

Gabriel de Montmollin, théologien et ancien directeur des Éditions Labor et Fides, vient de présenter au Consistoire un rapport qui souligne l’importance de ces institutions et propose des pistes pour renforcer leur efficacité.

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Publié le 25 juillet 2015

Auteur : Anne Kauffmann

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C’est à Gabriel de Montmollin que le Consistoire a demandé, l’an dernier, d’analyser le travail et le fonctionnement des aumôneries actives dans le secteur social. Son rapport permettra à l’Église protestante de Genève (EPG) de mieux les organiser. Il lui donne également des arguments de poids au moment où s’engagent des négociations avec l’État autour du statut et du financement de ces activités.

Comment avez-vous procédé pour vous immerger dans le monde des aumôneries ?

J’ai dirigé pendant trois ans le Centre social protestant du canton de Vaud, j’avais donc une petite idée de la politique sociale protestante, mais je n’avais aucune image précise – ni positive ni négative – de ce qu’accomplissent les aumôneries, ni des défis qu’elles rencontrent. Avec le concours d’un groupe de six personnes émanant de l’Église, j’ai choisi de m’entretenir avec tous les ministres concernés pour découvrir comment ils vivent leur mission. Passionnant ! Le résultat constitue une photographie des aumôneries protestantes de Genève aujourd’hui. La qualité de leur travail nous a fortement impressionnés. J’ai un regret : n’avoir pas pu, par manque de temps, rencontrer des bénéficiaires de ces services.

Avez-vous été surpris au cours de ces entretiens ?

Oui, par la complexité de la tâche ! C’est un domaine où il faut faire face à toute la diversité de la réalité humaine… Cela veut dire, par exemple, passer de questionnements sur l’injustice, la vengeance et le pardon à la prison, à la peur et à l’angoisse de la mort en milieu hospitalier.Les aumôniers doivent également maintenir une claire démarcation entre travail social et accompagnement spirituel, alors qu’ils sont souvent sollicités sur ces deux plans. Sur ce point d’ailleurs, leur réflexion est d’une très grande qualité. En plus, ils doivent aussi s’assurer au quotidien qu’ils sont en phase avec leur environnement. Par exemple, accompagner des patients qui restent en moyenne cinq jours aux HUG, ce n’est pas la même chose qu’à l’hôpital de Loëx où les séjours durent des mois. […]

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