S’engager à l’étranger, c’est s’ouvrir à l’autre…

S’engager à l’étranger, c’est s’ouvrir à l’autre…

Mais c'est aussi prendre le risque de s'aventurer dans l'inconnu. Comment concilier cette volonté d'ouverture, cette volonté d'aider, de vivre et de partager sa foi, avec un projet de vie ? Daniel Cremer raconte son expérience.

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Publié le 1 septembre 2014

Auteur : Franck Lefebvre-Billiez

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Daniel Cremer a été assistant d’éducation à l’école primaire protestante Kallaline, en Tunisie, pendant un an. Dans le cadre de son service civique, il a été chargé d’assurer des activités de soutien scolaire et d’animation ludique et sportive, tout au long de l’année scolaire 2012-2013. Il a notamment travaillé en lien avec Hoby Andrianirina, envoyée du Défap en Tunisie, qui enseigne dans cette même école.

Pourquoi partir ?

Dans la lettre de motivation qu’il avait envoyée au Défap, Daniel Cremer décrivait par ces mots la manière dont il envisageait cette expérience à l’étranger : il la voyait comme « un échange où j’apporterai mes compétences, ma main-d’œuvre et où j’apprendrai à connaître l’étranger que je serai et comprendre l’étranger que je rencontrerai ».

Apprendre à connaître l’autre et à se connaître : voilà qui est bien loin d’une ligne de vie ou d’une carrière toutes tracées. Mais comme le souligne Daniel Cremer lui-même, « j’aime prendre mon temps. J’aime me questionner sur les choses qui m’entourent, ce qui est bon, ce qui est utile, les choix que j’ai à faire. Finalement, j’aime agir sereinement après avoir amené mes projets à maturation (…) Lorsqu’on est amené à réfléchir sur ce que l’on veut faire plus tard parfois on a une volonté précise, parfois on a une feuille totalement blanche à écrire et parfois on a des convictions qui nous mettent en mouvement vers des destinations inconnues. Pourquoi ai-je eu envie de partir ? Il y a des éléments de réponses dans mon éducation, les voyages que j’ai réalisés, mes engagements, ma foi. »

« Durant mon enfance, j’ai grandi influencé entre la théologie de mon père qui est pasteur et le pragmatisme de ma mère qui est assistante sociale. Plusieurs déménagements, de nombreux voyages qui ont cultivé en moi le plaisir de la découverte de l’autre, de l’engagement mais également la facilité d’adaptation à tout nouveau contexte. Ainsi, ma sensibilité pour les actions de solidarité internationale m’a conduit à m’engager personnellement. Mais un point déterminant fut l’entre 2 kiff, rassemblement de jeunes protestants organisé à Saint-Paul-Trois-Châteaux en octobre 2012.. […]
Photo : © Daniel Cremer pour Défap

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