Sur le chemin de la reconstruction, paroles d’aumônier

Eric Imseng doit beaucoup à sa vie de saltimbanque et auprès des chômeurs pour accomplir aujourd’hui son ministère auprès des détenus et auprès des migrants. Portrait.

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Publié le 26 mai 2016

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Contre toute attente, son expérience de comédien lui a été précieuse. Tous les jours, Eric Imseng s’en sert dans son ministère auprès des personnes détenues. Son poste d’aumônier lui a d’ailleurs amené bien d’autres surprises. Celle, par exemple, d’apprendre les langues. Il améliore son anglais, rafraîchit son italien, progresse en espagnol… A ses débuts au contact des détenus, il ne comptait pas son temps pour traduire les liturgies en plusieurs langues et les apprendre par coeur afin de « garantir un service ».

Il doit certes beaucoup à sa vie de saltimbanque et auprès des chômeurs. Jamais, il n’avait imaginé qu’autant de connivences pouvaient se créer en mimant des choses, en bidouillant avec des dessins. « La qualité de ces entretiens, avec tout ce charabia, m’étonne. Cela prouve bien que même si les mots ont leur importance, ils ne sont pas tout. Il se passe quelque chose bien au-delà lors de nos simples propos », explique-t-il.

Des moments profonds

La spécificité du rôle d’aumônier dans les prisons, ce suivi sur deux ou trois ans qui n’existe pas dans les autres ministères, il le redoutait un peu. Qu’allaient-ils bien pouvoir se dire ? Une appréhension bien vite dissipée. « La durée nourrit ce qui se dit. Une sorte de fidélité mutuelle se crée. Il y a une vraie force, de la beauté et de la profondeur dans ces moments que nous partageons. Ma position est intéressante puisque je n’attends rien des détenus. Je suis libre de leur tendre une « oreille nue ». Je n’ai aucun lien direct avec ce qui leur est reproché », explique Eric Imseng.

Dans son travail d’aumônier en prison, il rencontre le mystère humain, ce dont il est capable, le pire comme le meilleur. Il se consacre à la personne, pas à ce qui l’a conduit entre ces murs. […]

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