Un pasteur sous la Coupole

Un pasteur sous la Coupole

Il y a quinze ans, Jean-Claude Chabloz, pasteur évangélique, devient pasteur-visiteur des parlementaires du Palais fédéral à Berne. Il raconte son expérience dans un livre.

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Publié le 26 août 2015

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«Pas à pas dans les couloirs du Palais fédéral, j’ai établi des relations avec nos élus. Une présence discrète, une disponibilité, des prières et des échanges sur la religion autant que sur le football, dont je ne connais rien. » Assis dans un fauteuil cossu dans son salon, Jean-Claude Chabloz se souvient. Ce pasteur de 74 ans rattaché à l’Église évangélique apostolique a rejoint il y a quinze ans la capitale helvétique en tant qu’intercesseur au Palais fédéral, soit l’équivalent d’un aumônier des parlementaires. Un titre qu’on lui donne, un choix qu’il fait accompagné d’un groupe d’amis. Plus qu’un coup de tête, il se sent appelé. « Au départ, mon Église n’a pas vraiment compris ma décision. Mais je voulais accompagner nos élus dans le stress et les tensions qu’ils vivent lors des sessions parlementaires. » Parce que le pasteur doit se loger et se nourrir, il crée l’association ProAutoritas. Paroisses et fidèles répondent présents et permettent à l’aumônier de vivre avec 6000 fr. par mois.

Camping à Berne

Le pasteur passe plus de douze semaines par an dans les coulisses du Parlement, grâce à une accréditation permanente. C’est dans une caravane d’un camping de la capitale qu’il loge avec son épouse pendant les sessions. Près de cent jours à arpenter le temple du pouvoir dans un costume, il connaît le nom de chacun. « Je les tutoie tous, même si je peine encore avec les conseillers fédéraux », sourit le pasteur. Avec sa fine moustache et son imposante carrure, Jean-Claude Chabloz est vite surnommé le lobbyiste de Jésus par ses ouailles fédérales. S’il sourit de ce surnom, il ne lui convient pas : « Je n’ai rien à vendre, pas d’intérêt ni d’ambition. » Mais le pasteur se plaît à interpeler les élus dans les couloirs ou la cafétéria, un de ses meilleures souvenirs : « Pendant le repas, une femme se penche vers moi et me demande si je suis pasteur. J’acquiesce. Elle me demande alors de lui parler de Jésus et de prier. Mais personne ne doit le remarquer. Nous prions donc tout en faisant comme si nous parlions de tout et de rien et en faisant des gestes. Mais je lâche un amen… repris par l’assemblée alentour. » S’il y a une pudeur quant à la foi chez nos élus, « le nombre de chrétiens est plus élevé au Palais que dans la population. Les valeurs chrétiennes sont proches des valeurs de vie des élus. » […]

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