En ce début d’année, Christian Baccuet adresse quelques mots de vœux, placés sous le signe de l’espérance. Une espérance qu’il reconnaît difficile à maintenir tant les réalités du monde, comme celles de nos existences personnelles, peuvent parfois sembler sombres. « Il y a tellement de situations qui découragent que l’on peut perdre confiance dans notre capacité à changer le monde », reconnaît-il avec lucidité.
Pour autant, l’espérance n’est pas une illusion naïve ni une posture de fuite. Elle est, rappelle-t-il, « un don de Dieu », quelque chose qui nous est donné avant même d’être construit par nos propres forces. Encore faut-il, souligne-t-il, rester disponible à cette confiance en Dieu, « le Dieu de l’espérance ».
Mais espérer ne signifie pas rester passif. Christian Baccuet insiste au contraire sur une espérance qui engage. Il cite saint Augustin, pour qui l’espérance a « deux filles de toute beauté : la colère et le courage ». Une colère nécessaire face à tout ce qui défigure le monde — la violence, la souffrance, l’injustice — et un courage indispensable pour agir, même modestement.
Ces actions peuvent être petites, discrètes, locales, mais elles comptent : poser des gestes ici ou là pour que des personnes, des lieux, des situations puissent aller un peu mieux, pour que grandissent davantage de paix et de justice, en nous et autour de nous.
En conclusion, le président du Conseil national confie ce vœu simple et profond : que le Dieu de l’espérance accompagne chacune et chacun tout au long de cette année nouvelle. « Bonne année », conclut-il, dans une parole qui se veut à la fois bénédiction et appel à l’engagement.
Production : Fondation Bersier – Regards protestants
Remerciements : Christian Baccuet
Technique – Rédaction : Horizontal pictures, David Gonzalez
