Découvrez ce que cela signifie pour notre relation avec Dieu et avec le monde, ainsi que l’impact de cet événement sur notre vie quotidienne.

Qu’est-ce que l’Ascension ?

Qu’est-ce que l’Ascension ? Le mot le dit lui-même : c’est une montée. La montée du Christ ressuscité vers le ciel, auprès de Dieu, quarante jours après Pâques.

Dans les Écritures, le nombre quarante est symbolique. Il désigne un temps d’épreuve, de maturation, un passage parfois difficile, mais qui conduit à une relation à Dieu établie ou rétablie dans l’alliance.

Un récit bref, mais essentiel

Que se passe-t-il dans le récit de l’Ascension ? Très peu de versets dans le Nouveau Testament nous renseignent : quatre à la fin de l’Évangile de Luc, six au début du livre des Actes, et une brève mention à la fin de l’Évangile de Marc.

C’est donc surtout Luc qui évoque l’Ascension, et il le fait à deux reprises, avec deux récits distincts.
Dans l’Évangile, le Christ est enlevé au ciel alors qu’il bénit ses disciples.
Dans les Actes, il leur promet une puissance : l’Esprit, qui les accompagnera dans leur mission.

Une nouvelle relation au Christ

Mais que signifie cet événement pour la relation des disciples au Christ et à Dieu ?

D’abord, le Christ n’est plus accessible de manière directe. Il n’est plus possible de le toucher. Il ne sera plus vu avec les yeux, ni entendu avec les oreilles. Sa présence ne passe plus par la proximité physique, par les sens.

Les disciples ne peuvent plus le suivre comme auparavant, ni rester derrière lui.

Avec l’Ascension, ce qui est mis en avant, c’est leur responsabilité et leur liberté. Leur engagement se déploie désormais sur la terre, dans le quotidien.

D’ailleurs, dans le livre des Actes, les anges interrompent leur contemplation du ciel : la foi, la vie, l’Évangile se vivent ici, sur terre, et non ailleurs.

Le don de l’Esprit : une capacité nouvelle

Par la séparation d’avec le Christ ressuscité et par le don de l’Esprit, les disciples deviennent capables.
Capables de croire, de penser, de vivre l’Évangile. Capables aussi de l’annoncer.

Il n’y aura plus d’apparitions du Christ ressuscité.
Mais ce ne sera pas un manque.

L’Ascension répond à Noël

Un autre point essentiel : l’Ascension répond à Noël.

Du début à la fin de l’Évangile de Luc, deux mouvements se font écho.
À Noël, Dieu se rend proche : il descend, il naît dans l’humanité. C’est une grâce bouleversante qui transforme notre manière d’être humain.

À l’Ascension, le mouvement s’inverse : le Christ est élevé. Et en lui, nous découvrons la destination de l’être humain : une proximité avec Dieu.

En Christ, c’est l’humain qui naît en Dieu.

Un dynamisme de l’Alliance

Ces deux mouvements, Noël et Ascension, descente et montée, dessinent un dynamisme.
Le dynamisme de l’Alliance.

Un appel à devenir des êtres humains libérés, créateurs, responsables, engagés, vivants.

C’est cette vocation que Dieu adresse à chacun.

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