Chaque année, la vente de roses revient comme un rendez-vous attendu dans de nombreuses paroisses. Un geste simple mais dont la portée est profondément symbolique. «La fleur évoque la renaissance après l’hiver, le retour de la couleur et de la vie», explique Daniel Chèvre, animateur Terre Nouvelle. Les roses, issues du commerce équitable, sont achetées directement à de petits producteurs du Sud, rémunérés à leur juste valeur. Les fonds récoltés soutiennent ensuite les projets de la Campagne de carême.
À côté des fleurs, les sachets de semences pour prairies fleuries prolongent le message: planter aujourd’hui pour favoriser la biodiversité demain. Une pédagogie concrète, souvent portée par les enfants, très impliqués dans l’action. «Vendre des roses, c’est une manière accessible de parler de solidarité internationale, même à 10 ans. Et les montants récoltés sont impressionnants.» Autre pilier de la période: les semaines de jeûne, proposées cette année à Reconvilier, Tramelan, Bienne et Delémont. Loin d’une simple privation alimentaire, le jeûne est pensé comme une expérience globale. «Il s’agit de ralentir: son rythme, ses activités, son mode de vie», souligne Daniel Chèvre. Jeûner, c’est redonner une valeur à ce que l’on mange.
Cette année, le thème des semences ouvre des réflexions larges: écologie, modes de production, conditions pour «faire pousser» une société plus juste. Les temps de partage s’appuient sur des textes bibliques qui résonnent avec les enjeux contemporains. Le public est varié: majoritairement féminin, mais intergénérationnel, mêlant actifs, jeunes parents et personnes plus âgées. La participation reste stable, avec des personnes présentes depuis parfois quinze ans et d’autres qui découvrent, puis reviennent.
Un retour à l’essentiel
Les soupes de carême incarnent quant à elles la convivialité. Avec des recettes simples – pommes de terre, carottes, poireaux –, elles rappellent un temps où les réserves étaient […]
