Je suis profondément désolé. Le temps est venu de prendre des mesures en réponse à ce passé honteux.” Tels sont les mots prononcés par le chef spirituel de l’Église anglicane, l’archevêque de Canterbury Justin Welby. L’’Église d’Angleterre a en effet présenté, le 10 janvier, ses excuses pour les liens passés avec l’esclavage d’un de ses organismes. Ce dernier est aujourd’hui engagé dans un processus de dédommagement des communautés qui en ont été victimes, précise Le Monde

D’après un rapport publié ce même jour, lequel fais suite à des révélations datant de juin 2022, “la dotation des Commissaires de l’Église avait des liens historiques” avec le commerce transatlantique des esclaves, écrit le quotidien. Initialement, relate RFI, les Commissaires de l’Église d’Angleterre avaient pour but d’aider les membres du clergé les plus modestes. Or le rapport indique que le fonds ayant permis la création de cet organisme avait investi dans la South Sea Company : celle-ci faisait le commerce des esclaves africains. Ce fonds avait par ailleurs reçu des dons de personnes impliquées dans la traite des esclaves. 

“Répondre aux injustices”

Les Commissaires de l’Église sont profondément désolés pour les liens de leurs prédécesseurs avec la traite transatlantique des esclaves”, a déclaré l’organisation, selon un communiqué. Près de 100 millions de livres, soit 113,1 millions d’euros, ont été promis par l’organisme pour les neuf prochaines années pour “un futur meilleur et plus juste pour tous”. En introduction de son rapport, l’organisme précise : “Rien de ce que nous ferons, des centaines d’années après, ne rendra leur vie aux personnes réduites en esclavage. Mais nous pouvons et nous allons reconnaître l’horreur et la honte du rôle de l’Église dans la traite des esclaves, et à travers des réponses, nous allons chercher à commencer à répondre aux injustices commises.”