Un président enlevé dans son propre pays. Le 3 janvier, l’armée américaine s’est rendue dans la capitale vénézuélienne Caracas afin d’enlever le président Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores.
Selon l’organisation des Nations Unies, cette intervention américaine constitue « un dangereux précédent ». Le secrétaire général de l’organisation, António Guterres, s’est dit « profondément alarmé » indiquant que les règles du droit international n’ont pas été respectées. En effet, l’article 2 de la Charte des Nations Unies stipule que les États membres, dont les États-Unis, doivent s’abstenir de la « menace ou de l’emploi de la force » contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout autre État.
Les ambitions des États-Unis envers les réserves pétrolières du Venezuela, qui dispose des plus grandes au monde devant l’Arabie saoudite et l’Iran, ont également été rappelées et dénoncées par plusieurs.
Actuellement en détention à Brooklyn, le président de 63 ans doit être présenté ce lundi midi à un tribunal de New York. Il devra répondre de plusieurs chefs d’accusation dont celui de « narcoterrorisme » et « d’importation de cocaïne ». Il est accusé par Washington d’apporter une protection et un soutien logistique aux cartels du […]
