Il tire la sonnette d’alarme. Pour Hoesung Lee, président des experts climat de l’ONU, les enjeux en matière de lutte contre le changement climatique “n’ont jamais été aussi élevés”. C’est ce qu’il a déclaré, lundi 14 février, avant le début du processus d’approbation d’un nouveau rapport sur les conséquences du réchauffement climatique réunissant 195 pays, note 20 Minutes.

Nous savons (…) que la croissance des impacts climatiques dépasse de loin nos efforts pour s’y adapter, a indiqué la patronne de l’ONU-Environnement Inger Andersen. Nous savons que le monde est déjà informé des preuves scientifiques que le Giec a présentées d’année en année, de décennie en décennie, mais reconnaître les preuves n’est qu’un premier pas.” Et d’ajouter : “Les pays, les villes, les entreprises, les investisseurs et les acteurs individuels, les consommateurs doivent transformer ce premier pas en sprint si nous ne voulons pas dépasser +1,5°C.

Canicules, sécheresses, tempêtes et inondations 

Nous avons des athlètes très performants, et si vous les dopez, ils sont encore plus performants. C’est ce que nous avons fait à l’atmosphère. Nous l’avons dopée avec les énergies fossiles”, a constaté Petteri Taalas, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, alors que les Jeux olympiques d’hiver se déroulent actuellement à Pékin.

Plus d’un siècle et demi après le développement économique centré autour des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), la température globale de la Terre a augmenté d’environ 1,1°C par rapport à l’ère pré-industrielle, écrit France Info. Les conséquences sont terribles : multiplication des canicules, sécheresses, tempêtes et inondations dévastatrices.

Le mercure atteindra autour de 2030, soit dix ans plus tôt qu’escompté, le seuil de +1,5°C, objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris, ont estimé les experts de l’ONU (Giec) dans un premier volet de leur rapport publié en août dernier. Le deuxième, qui s’est ouvert lundi, se penche sur les impacts du réchauffement climatique et la manière dont il faut s’y préparer, précise Le Figaro. Rendez-vous le 28 février prochain pour connaître le contenu de cette nouvelle évaluation, avant un troisième volet, en avril prochain, qui portera sur les solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.