Il « est tombé en martyr lors de la lâche attaque terroriste criminelle perpétrée par le camp américano-sioniste à l’aube ». Vendredi 20 mars, les Gardiens de la révolution en Iran ont indiqué dans un communiqué que le porte-parole de leur organisation, Ali-Mohammad Naïni, avait été tué dans des frappes militaires au matin. Déclaration de Benyamin Netanyahou, frappes au Liban, sécurisation du détroit d’Ormuz par plusieurs pays, où en sommes-nous au 21e jour de la guerre au Moyen-Orient dans la région et à l’international ?

Au cours d’une conférence de presse donnée jeudi 19 mars au soir, le Premier ministre israélien a assuré d’un ton martial que la coalition des États-Unis et d’Israël était sur le point de venir à bout de ses objectifs en Iran, rapporte BFMTV. D’après le chef d’État, toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale, l’Iran serait « en train d’être décimé », selon ses mots. « Après 20 jours, je peux vous annoncer que l’Iran n’a aujourd’hui plus la capacité d’enrichir de l’uranium, et qu’il n’a plus la capacité de produire des missiles balistiques », a-t-il déclaré. Revendiquant sa volonté de « changer la face du Proche-Orient », le Premier ministre israélien a estimé que la guerre « finira plus tôt que les gens ne le pensent ». À Téhéran, l’armée israélienne continue de bombarder la ville et les « infrastructures » du régime iranien.

Pays du Golfe, Liban et détroit d’Ormuz

Même situation au Liban où Tel-Aviv poursuit ses frappes aériennes au cœur de la capitale et au sud du pays, rapporte France Info. « C’est une frappe énorme. On a eu un avertissement pour évacuer les bâtiments. On est descendus et tout a été détruit. Au final, on s’en sort bien, mais les Israéliens s’en prennent à nous tous », raconte Abu Jawad, agent de sécurité. Le bilan des frappes israéliennes contre le Liban aurait causé plus d’un millier de morts depuis le 2 mars selon le ministère de la Santé libanais cité par BFMTV. De nouveaux tirs de missile ont également touché des pays du Golfe, aux Émirats arabes unis, au Koweït et au Bahreïn. L’Arabie saoudite dit avoir également intercepté plusieurs drones.

Au sujet du détroit d’Ormuz, six pays se sont dits « prêts à contribuer » à sécuriser le détroit bloqué par l’Iran depuis l’agression des États-Unis et d’Israël le 28 février, indique France Info. Les nations signataires, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et les Pays-Bas, ont toutefois conditionné leur aide à la fin de la guerre. De son côté, Emmanuel Macron a évoqué jeudi 19 mars la possibilité d’un « cadre onusien » pour une mission dans le détroit à la fin d’un sommet européen à Bruxelles. « En revanche, nous ne participerons à aucune ouverture de force du détroit dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours ».