« Je ne pense pas qu’ils veuillent assumer les conséquences de ne pas conclure un accord. » Par ces paroles, le président américain Donald Trump a donné le ton à la veille de la reprise des négociations avec l’Iran autour de son programme nucléaire, qui se tiennent en Suisse, plus précisément à Genève, ce mardi 17 février, rapporte 20 Minutes, selon une information de l’AFP. Alors que le but sera au minimum de ne pas empirer les relations entre les deux pays, ces derniers poursuivent leurs démonstrations de force en exhibant leurs arsenaux militaires respectifs.

Pendant qu’un porte-avions états-unien mouille toujours à 700 kilomètres du littoral iranien et pave le chemin pour l’arrivée d’un autre appareil du même type dans le Golfe, l’Iran s’est livré à des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz afin de pouvoir réagir efficacement face aux « aux menaces sécuritaires et militaires potentielles ». Si les négociations venaient à échouer, le locataire de la Maison Blanche a laissé entrevoir une possible intervention militaire américaine. « Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant », avait-il déclaré le 12 février, rapporte France 24.

Téhéran n’entend pas se soumettre à Washington

« Ce qui n’est pas sur la table, [c’est] la soumission face aux menaces », a déclaré hier Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères iranien, à son arrivée à Genève. À noter que les négociations actuelles s’inscrivent dans la lignée de celles qui avaient eu lieu sous haute tension à Mascate (Oman), le 6 février dernier. Du côté américain, ce sont Steve Witkoff et Jared Kushner qui doivent se rendre sur place, comme l’a confirmé le secrétaire d’État Marco Rubio, qui a ajouté espérer qu’un accord sera trouvé cette fois-ci.

Un but concernant lequel le chef de la diplomatie iranienne s’est montré confiant, se présentant, selon ses propos, « avec de vraies idées pour parvenir à un accord juste et équitable ». Il en va de même pour Esmaeil Baqaei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, qui est allé jusqu’à se prononcer « prudemment » sur l’évolution de la position américaine sur le programme nucléaire de son pays, la qualifiant désormais de « plus réaliste ».

Cependant, les négociations s’annoncent bien plus difficiles qu’il ne le laisse entendre alors que les États-Unis, contrairement à l’Iran, ne souhaitent pas aborder la seule question du programme nucléaire iranien, mais également celle des missiles balistiques, sur lesquels ils veulent imposer des restrictions.