Donald Trump a été investi pour son deuxième mandat le 20 janvier 2025. En un an, ses décisions ont bouleversé l’ordre mondial. Dès son retour à la Maison-Blanche, le président républicain a signé des décrets sur l’immigration, le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, il a signé 221 décrets en un an, plus que pendant l’ensemble de son premier mandat, rapportent Les Echos. Parmi ces décrets figurent ceux du 2 avril 2025 qui imposent des droits de douane universels de 10% appliqués partout dans le monde. L’année 2025 a été marquée par un arrêt du soutien des États-Unis à l’Ukraine et par un rapprochement de Donald Trump avec le président russe.

Sur la scène internationale, les États-Unis ont multiplié les interventions. Le président déchu du Venezuela, Nicolas Maduro, a ainsi été capturé après une opération américaine. Donald Trump a aussi mené des frappes aériennes au Yémen, en Irak, en Iran et en Syrie, rappelle TF1 INFO. En juin 2025, les Américains ont aussi mené un raid contre trois sites nucléaires iraniens. Donald Trump, qui se présente comme le président de la paix, multiplie les menaces contre plusieurs pays ou territoires. Après le Venezuela, il a aussi exprimé son intérêt pour la Colombie, pour Cuba et pour le Groenland. Ses menaces contre ce territoire autonome rattaché au Danemark, qu’il souhaite acquérir pour des raisons de « sécurité nationale », marquent un changement géopolitique majeur. « Si les États-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’Otan, alors tout s’arrête. Y compris l’Otan et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », a mis en garde Mette Frederiksen, Première ministre du Danemark. De nombreux pays européens, qui ont apporté leur soutien au Danemark, ont été menacés de nouvelles taxes par Donald Trump.

Le bilan économique de Donald Trump aux États-Unis

Aux États-Unis, le « boom économique » promis par Donald Trump offre un bilan contrasté. La croissance américaine est en augmentation et a atteint 4,3% au troisième trimestre 2025, indique franceinfo. Les marchés financiers ont aussi enregistré de bonnes performances. Cependant, selon Kenneth Rogoff, professeur à l’université Harvard et ancien économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), la politique de l’administration Trump « ne crée par d’emplois, elle crée de la richesse pour les entreprises ». Il juge que la politique de Donald Trump sur le coût de la vie et l’emploi est « médiocre ».

En 2025, l’économie américaine n’a créé que 584 000 emplois contre deux millions en 2024. Malgré les tarifs douaniers imposés par Donald Trump pour inciter les entreprises à relocaliser leur production, les usines du pays ont perdu 72 000 postes entre avril et novembre 2025. De plus, la politique du président des États-Unis, qui expulse massivement des immigrés en situation irrégulière, affecte « particulièrement les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, du BTP ou encore de l’agriculture, où ils représentent environ 40% des ouvriers », explique Ludivine Gilli, directrice de l’observatoire de l’Amérique du Nord à la Fondation Jean-Jaurès, interrogée par franceinfo. En raison de la hausse des prix, la confiance des ménages est en berne aux États-Unis, y compris chez les électeurs républicains. Ces inquiétudes auront-elles un effet sur le Parti républicain lors des élections de mi-mandat qui sont prévues au mois de novembre ?