En réponse aux exercices militaires de plusieurs pays alliés de l’Otan au Groenland, Donald Trump a annoncé de nouveaux droits de douane visant le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande à partir du 1er février. L’accord de libre-échange entre les pays de l’Union européenne et ceux sud-américains du Mercosur a été signé samedi 17 janvier. En Syrie, le président a indiqué avoir signé un accord de cessez-le-feu avec les forces kurdes dimanche 18 janvier. En Iran, l’accès à Internet a été brièvement rétabli dimanche 18 janvier, après dix jours de coupure. Dans un contexte de manifestations antigouvernementales, l’accès à Internet reste toujours très limité. Au moins 39 personnes sont mortes après une collision entre deux trains à grande vitesse en Espagne dimanche 18 janvier au soir.

Donald Trump impose de nouveaux droits de douane

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé, samedi 17 janvier, de nouveaux droits de douane aux pays qui s’opposent à l’annexion du Groenland. Sur son réseau Truth Social, il a annoncé leur imposer, à partir du 1er février, un tarif douanier de 10% supplémentaires sur les marchandises expédiées vers les États-Unis, relate Le Parisien. Ce tarif sera porté à 25% le 1er juin. Le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande sont visés par ces droits de douane « jusqu’à ce qu’un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland », a précisé Donald Trump. Le président américain dit avoir besoin du Groenland pour « la sécurité nationale ». Les pays visés par ces nouveaux droits de douane ont annoncé dans la semaine l’envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance au Groenland dans le cadre de l’exercice danois « Arctic Endurance » organisé avec des alliés de l’Otan.

Signature de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur

Les pays sud-américains du Mercosur et l’Union européenne (UE) ont signé, samedi 17 janvier au Paraguay, un traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde. L’accord, négocié depuis 1999, était soutenu par une majorité d’États européens malgré l’opposition d’autres nations, comme la France, rapporte franceinfo. Avant de le signer, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué « nous optons pour un commerce juste plutôt que des droits de douane » défendant ainsi « un partenariat productif à long terme plutôt que l’isolement ». Ce traité supprime les droits de douane sur plus de 90% des échanges bilatéraux.

Un accord de cessez-le-feu avec les forces kurdes signé en Syrie

Le président syrien Ahmed Al-Charaa a annoncé, dimanche 18 janvier, avoir conclu un accord avec les Kurdes syriens. Depuis deux jours, ses troupes avaient progressé rapidement dans des territoires longtemps contrôlés par les Kurdes dans le nord et l’est du pays, précise Le Monde. Le texte publié par la présidence prévoit l’intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des forces de sécurité kurdes dans les ministères de la Défense et de l’Intérieur du pays. Le président syrien, Ahmed Al-Charaa, qui a renversé Bachar Al-Assad il y a plus d’un an, a insisté dimanche sur une nécessaire « souveraineté de la Syrie sur l’ensemble de son territoire ».

L’accès à Internet brièvement rétabli en Iran

L’accès à Internet était de nouveau très limité dimanche 18 janvier au soir en Iran après un « bref » rétablissement. « Le trafic a diminué après un bref rétablissement, fortement filtré, de certains services Google et de messagerie en Iran », a indiqué l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks citée par France 24. L’Iran a coupé de façon inédite et sans préavis toute communication le 8 janvier, alors que les appels à des manifestations antigouvernementales se multipliaient. Le mouvement a été déclenché le 28 décembre à Téhéran par des commerçants en colère contre le coût de la vie. Il a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant la République islamique en place depuis 1979.

Un accident de train meurtrier en Andalousie

En Espagne, au moins 39 personnes sont mortes après un accident de train dimanche 18 janvier en fin de journée en Andalousie. Un premier train a déraillé avant d’être percuté par un autre train, qui a lui-même déraillé, rapporte BFM TV. Le ministre des Transports espagnol, Óscar Puente, a annoncé la création d’une commission indépendante chargée d’enquêter sur l’incident afin d’en établir les circonstances. Lundi matin, le ministère de l’Intérieur espagnol a indiqué que l’accident avait fait 39 morts. Au total, 73 personnes ont dû être hospitalisées, dont 24 étaient des blessés graves.