Au Japon comme au Portugal, les citoyens ont été amenés à voter. En Iran, on se défend dans des négociations houleuses face aux États-Unis, et en France, on se débat avec les conséquences en série des centaines de milliers de nouveaux documents révélés par la justice étasunienne au sujet de l’affaire Epstein. Voici un résumé succinct en cinq infos à retenir.

Jack Lang présente sa démission de l’Institut du monde arabe

Six ans après la mort en prison du pédocriminel Jeffrey Epstein, plus de trois millions de documents liés à son dossier ont été publiés par la justice étasunienne le 30 janvier dernier, mettant au jour les liens de nombreuses personnalités politiques avec le financier. En France, l’ancien ministre de la Culture Jack Lang traverse ainsi une tempête médiatique après que son nom, et celui de sa fille, soient ressortis des dossiers. Les deux auraient en effet entretenu des liens avec Epstein. Une enquête a été ouverte par le Parquet national financier (PNF) pour fraude fiscale aggravée à l’encontre du président de l’Institut et de sa fille Caroline Lang. Cette dernière dirigeait une société offshore cofondée par le criminel sexuel, indique BFMTV. Toujours en France, parmi les personnes les plus citées dans le dossier : l’ancien agent de mannequins Jean-Luc Brunel, mort par suicide dans sa cellule de prison en 2022. Il était l’un des principaux rabatteurs d’Epstein, rapporte RTL.

Présidentielles au Portugal

Dimanche 8 février se tenait le second tour des élections présidentielles du Portugal, rapporte 20 Minutes. Pendant longtemps immunisé face à l’extrême droite, le pays a vu le candidat du parti Chega, André Ventura, passer le premier tour. Le socialiste Antonio José Seguro a remporté le second en obtenant 66,8 % des suffrages. Diplômé en sciences politiques et en relations internationales, il a été élu au Parlement européen en 1999 avec le parti socialiste portugais. Producteur de vin et de nombreuses maisons d’hôtes, le socialiste modéré avait indiqué à une chaîne de télévision locale : « Si je suis élu, je dois évidemment me retirer de mes entreprises, c’est une exigence éthique pour moi, mais je dois avouer que j’aimerais continuer à produire du vin, car j’y suis très attaché ».

Victoire de Sanae Takaichi

Le même jour du second tour des élections présidentielles portugaises se tenait un scrutin de taille au Japon. Dimanche 8 février, la Première ministre très conservatrice du Japon a remporté une « victoire écrasante » au cours des élections législatives anticipées. Le Japan Times avait anticipé le verdict et indiqué : « Le Parti libéral-démocrate de la Première ministre Sanae Takaichi a remporté une écrasante victoire lors des élections législatives de dimanche ». Selon les projections estimées par le média, celles-ci « indiquent que le parti augmentera considérablement son nombre de députés, qui devrait être, in fine, entre 274 et 328 », rapporte Courrier International. Le Parti libéral-démocrate dirigé par la Première ministre a pratiquement toujours gouverné le pays depuis sa création en 1955.

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis se poursuivent

L’Iran réaffirme le rapport de force. Dimanche 8 février, le chef de la diplomatie iranienne a indiqué que son pays ne se pliera à aucun diktat étasunien et a même remis en cause l’intention du pays à la bannière de vouloir réellement négocier. Téhéran n’entend pas renoncer à enrichir son uranium, indique France Info. « Même en cas de guerre, l’Iran ne renoncera pas à l’enrichissement de son uranium », a déclaré Abbas Araghchi. Il reprend plus loin : « Pourquoi insistons-nous autant sur l’enrichissement (d’uranium) et nous refusons d’y renoncer même si une guerre nous est imposée ? Parce que personne n’a le droit de dicter notre conduite ».

Réouverture d’un point de passage à Rafah (Gaza)

Cela fait une semaine que le point de passage de Rafah s’est ouvert à Gaza. 88 personnes ont pu franchir le poste frontière et rejoindre la bande de terre palestinienne et quitter l’Égypte. Le point de passage ne suffit pas aux évacuations sanitaires pour soigner les malades. Pour Mohammed Abu Salmyiah, qui dirige l’hôpital al-Shifa à Gaza, les évacuations sont bien trop lentes. « Plus de 1 300 patients en liste d’attente sont déjà décédés, dont de nombreux enfants, en raison du manque de soins de santé dans la bande de Gaza et de l’impossibilité de quitter Gaza pour se faire traiter », s’est-il indigné auprès de RFI.