« Nous ne sommes qu’au début des combats ». Devant la presse étasunienne, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a assuré que Washington disposait d’assez de munitions pour poursuivre la guerre « aussi longtemps qu’il le faudra ». Sept jours après le lancement de la vaste opération militaire contre l’Iran, Israël a embrayé en indiquant que la guerre au Moyen-Orient, en Iran et au Liban, entre dans une « nouvelle phase ». Vendredi 6 mars, l’armée israélienne a ainsi entamé une série de frappes « à grande échelle » sur Téhéran, indique l’Opinion.

D’après plusieurs médias iraniens, une série d’explosions a été entendue dans différents quartiers de la ville. Même son de cloche au Liban où de nouveaux bombardements ont eu lieu dans la capitale. Depuis le lundi 2 mars, 123 personnes sont mortes et 683 ont été blessées dans les tirs de missiles lancés par Tsahal, rapporte France Info.

Opérations terrestres potentielles et « non » à la guerre

D’après les autorités israéliennes, l’arsenal iranien aurait été durement touché dans les premiers jours du conflit. 80 % des moyens antiaériens et 60 % des lanceurs de missiles du pays auraient été détruits. « Nous avons d’autres surprises en réserve », a froidement annoncé le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir. L’objectif annoncé étant désormais le démantèlement total du régime. 1 190 morts sont pour l’instant recensés en Iran, au sixième jour du conflit.

À Washington, alors que Donald Trump a indiqué que l’envoi de soldats étasuniens serait « une perte de temps », ce dernier a également exigé d’avoir son mot à dire sur le choix du futur successeur d’Ali Khamenei, ancien Guide Suprême de la République islamique tué dans les premiers jours du conflit. Au Liban, la panique s’était emparée du pays du Cèdre après qu’Israël a appelé à évacuer la banlieue sud de la capitale. Les infrastructures du Hezbollah seraient actuellement visées par Tsahal. Alors que la France, bien qu’ayant proposé son appui aux forces étasuniennes et israéliennes, tente d’avertir Netanyahu des graves conséquences d’une opération terrestre au Liban, en Espagne, Pedro Sanchez a martelé son « non à la guerre » face à Donald Trump, rapporte Le Parisien.