La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) est triplement endeuillée. Trois de ses Casques bleus ont trouvé la mort dans des explosions entre le dimanche 29 et le lundi 30 mars, rapporte franceinfo. L’incident est survenu non loin de la frontière avec Israël, dans le sud du Liban. Particulièrement remontée après ces décès tragiques, la diplomatie française a demandé la tenue urgente d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, qui doit avoir lieu ce mardi 31 mars, à 15 heures, heure de Paris.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dénonce notamment des « incidents gravissimes » et pointe aussi du doigt des « intimidations de la part de soldats de l’armée israélienne » qu’auraient subies des membres français de la Finul, également dans le sud du pays mais plus proches des côtes, relève 20 Minutes, selon une information de l’AFP. Il a ainsi condamné les tirs meurtriers « avec la plus grande fermeté », assurant avoir signifié ses propos à l’ambassadeur d’Israël à Paris.

Deux explosions séparées

Le premier incident s’est produit dimanche alors qu’une position de la Finul a été la cible d’un projectile inconnu près d’Adchit Al Qusayr, a partagé l’ONU, toujours selon franceinfo. C’est donc dans une explosion sur ladite position qu’un premier Casque bleu indonésien a perdu la vie tandis qu’un autre « a été grièvement blessé ». Des faits que n’a pas tardé à condamner Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies. « Cet incident n’est qu’un exemple parmi d’autres d’événements récents qui mettent en péril la sécurité des Casques bleus », a-t-il déclaré sur X.

Le lendemain, c’est près de Bani Hayyan que deux autres Casques bleus sont morts tragiquement « dans une explosion d’origine inconnue ayant détruit leur véhicule ». Une troisième personne a été grièvement blessée tandis qu’une quatrième a elle aussi été atteinte. La Finul, qui mène l’enquête, n’attribue pour l’instant la responsabilité de ces pertes à qui que ce soit. L’armée israélienne en fait de même de son côté et appelle à ne pas présumer de sa responsabilité, tout en avançant que le Hezbollah pouvait se cacher derrière l’incident, rapporte France 24.