L’Iran a indiqué, mardi 24 mars, que les « navires non hostiles » pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz. Cependant, « tout actif appartenant aux agresseurs – à savoir les États-Unis et le régime israélien – ainsi qu’aux participants à l’agression ne peut prétendre à un passage pacifique ou non hostile », a précisé le pays dans un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI) et cité par Le Monde. Cette décision est importante alors que près de 20% de la production mondiale d’hydrocarbures transite par le détroit d’Ormuz. Son blocage par l’Iran a fait flamber les prix du pétrole. Donald Trump a affirmé, mardi 24 mars, que les États-Unis et l’Iran négociaient pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, bien que les opérations militaires américaines se poursuivent « sans relâche ». Une frappe israélo-américaine a touché la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l’Iran, sans faire de dégâts, a affirmé mardi 24 mars au soir l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran.

Toutefois, plusieurs médias américains et israéliens indiquent que l’administration américaine a fait passer un plan de paix en 15 points à l’Iran par l’intermédiaire du Pakistan. Selon trois sources non identifiées et citées par la chaîne de télévision israélienne Channel 12, les États-Unis proposent un cessez-le-feu d’un mois pour que l’Iran étudie leurs demandes. Le plan américain comprend 15 points, dont cinq concernent le programme nucléaire iranien. D’autres points imposent l’abandon du soutien aux alliés de l’Iran tels que le Hezbollah ou le Hamas. Enfin, l’un des points du plan insiste pour que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.

La guerre au Moyen-Orient continue en l’absence de progrès diplomatiques

En contrepartie, l’Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil, note France 24. Donald Trump a indiqué qu’il avait retardé « de cinq jours » sa menace de frapper le réseau électrique de l’Iran. Il a assuré que des « points d’accord majeurs » avaient été trouvés lors de négociations avec un « haut dirigeant » iranien dont le nom n’est pas connu. De son côté, la diplomatie iranienne a reconnu avoir reçu, par l’intermédiaire de « pays amis » des « messages transmettant une demande américaine de négociations ». Dans l’attente de progrès diplomatiques, la guerre au Moyen-Orient se poursuit. Les secours israéliens ont rapporté que douze personnes avaient été blessées mardi 24 mars au soir près de Tel-Aviv par des missiles venus d’Iran.

Israël a également dit vouloir s’emparer d’une large zone du sud du Liban pour assurer sa sécurité. Mardi à l’aube, des frappes israéliennes ont tué cinq personnes dans le sud et trois autres dans une zone résidentielle proche de Beyrouth. Dans le nord d’Israël, une femme a été tuée mardi après des tirs de dizaines de roquettes en provenance du Liban ont indiqué les secours. Les pays du Bahreïn, de l’Arabie Saoudite et du Koweït ont rapporté des attaques de drones et de missiles iraniens.