Donald Trump a annoncé, lundi 23 mars, un report de « cinq jours » des frappes américaines sur des centrales énergétiques ou des infrastructures énergétiques en Iran. Le président des États-Unis a indiqué qu’il négociait la fin de la guerre en Iran avec des responsables iraniens et que cela se poursuivrait dans la semaine, mais ces négociations ont été démenties par le ministère des Affaires étrangères iranien. « Nous négocions avec des gens que je trouve très raisonnables, très solides (…) Ils sont très respectés et peut-être que l’un d’entre eux sera celui que nous cherchons », a affirmé Donald Trump, cité par BFM TV. Il a ajouté qu’un changement de régime serait automatique puisque « tous les représentants du régime ont été tués ».
Si les discussions échouaient, le président des États-Unis a menacé de « continuer à bombarder allègrement l’Iran ». Samedi 21 mars, Donald Trump avait averti qu’il frapperait les infrastructures énergétiques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’était pas ouvert dans les 48 heures. En réponse, Téhéran avait menacé de frapper les infrastructures clés du Moyen-Orient. Au lendemain de l’annonce de Donald Trump de reporter de nouvelles frappes, le prix du brent a rebondi pour passer au-dessus des 100 dollars le baril. Malgré l’annonce du dirigeant américain, l’agence de presse iranienne Fars a indiqué, mardi 24 mars au matin, que deux infrastructures énergétiques iraniennes avaient été visées par des frappes israélo-américaines et qu’elles avaient été « partiellement endommagées ».
Emmanuel Macron convoque un conseil de défense à sur la guerre en Iran
La guerre en Iran se prolonge, mardi 24 mars. La veille, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a indiqué que l’État hébreu poursuivrait ses frappes en Iran et au Liban, déterminé à protéger ses « intérêts vitaux en toutes circonstances », rapporte Le Monde. Dans la soirée, l’armée israélienne a lancé de nouvelles frappes contre des cibles du Hezbollah à Beyrouth et a dit avoir capturé deux de ses combattants d’élite dans le sud du Liban. Mardi, l’Iran a tiré plusieurs salves de missiles en direction d’Israël. Dans la nuit de lundi à mardi, l’armée israélienne a affirmé avoir frappé « plus de 50 cibles » dans le nord et le centre de l’Iran. Israël a indiqué avoir mené des attaques contre des sites de missiles iraniens ainsi que contre le quartier général du régime de Téhéran.
Face à l’escalade entre l’Iran, les États-Unis et Israël, Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale, mardi 24 mars à 17h30. Le dernier conseil de défense s’est tenu mardi 17 mars, alors que Donald Trump demandait à la France de l’aider pour la sécurisation du détroit d’Ormuz, rappelle franceinfo. Samedi 21 mars, 22 pays, dont la France, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon se sont dits « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit d’Ormuz. Ce nouveau conseil de défense doit permettre de faire le point sur les actions de la France pour garantir sa sécurité et celle de ses ressortissants et des pays partenaires au Moyen-Orient. La France souhaite aussi sécuriser les voies maritimes dans la région et prolonger les efforts diplomatiques au Liban.

