Donald Trump a lancé un nouvel ultimatum à l’Iran lors d’une conférence de presse, lundi 6 avril. Le président des États-Unis a fixé à mardi soir 20 heures (heure de Washington) un ultimatum avant de bombarder des infrastructures énergétiques en Iran. En l’absence d’accord avec l’Iran, il a menacé de détruire « tous les ponts » et de « mettre les centrales électriques en feu », mais il dit espérer « ne pas avoir à le faire ». Il a rappelé que sa priorité était « la réouverture du détroit d’Ormuz », indique BFM TV. Lors de cette conférence de presse, le président américain a affirmé que « les Iraniens (le) supplient de continuer » les bombardements et qu’ils sont « prêts à souffrir pour avoir la liberté » et faire tomber les Gardiens de la Révolution. Il a aussi invité le peuple iranien à se soulever.

Dans le contexte de la guerre en Iran, lancée par les États-Unis et Israël le 28 février, Donald Trump a redoublé de menaces envers Téhéran. « On peut prendre tout le pays en une seule nuit, et cette nuit sera peut-être demain », a-t-il affirmé. Concernant le détroit d’Ormuz, il a demandé à l’Iran : « Ouvrez ce putain de détroit, bande de tarés, ou vous vivrez en enfer. VOUS ALLEZ VOIR ». Selon lui, tous les ponts et les centrales électriques pourraient être « détruits en quatre heures ». Le trafic a légèrement repris dans le détroit d’Ormuz le week-end du 4 et 5 avril avec 21 navires qui ont pu passer, dont un irakien et une majorité d’Iraniens. Après cinq semaines de guerre en Iran, le blocage du détroit a provoqué une hausse du coût du pétrole alors que le baril de Brent a dépassé les 110 dollars, rappellent Les Échos.

Une étape « critique » dans les discussions pour mettre fin à la guerre en Iran

En réponse à Donald Trump, l’Iran a lancé, lundi 6 avril, de nouvelles attaques aériennes sur Israël et sur les pays du Golfe. De son côté, la coalition menée par Israël et les États-Unis a abattu le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution iraniens et Israël a attaqué un site qui assure la moitié de la production pétrochimique de l’Iran. Les alliés des États-Unis ont exprimé leur réticence à s’engager dans une opération navale pour sécuriser le détroit. Des médiations sont en cours et des discussions ont eu lieu entre le sultanat d’Oman et l’Iran à propos de la réouverture du détroit d’Ormuz.

La surenchère se poursuit en Iran. Alors que les menaces de Donald Trump envers l’Iran s’intensifient, les dirigeants iraniens continuent de rejeter un accord potentiel. Lundi 6 avril, ils ont refusé la proposition de cessez-le-feu de 45 jours présentée par le Pakistan pour le compte des États-Unis et d’Israël. Selon l’agence de presse officielle iranienne IRNA, l’Iran a refusé cet accord et a demandé la levée des sanctions, la mise en place d’efforts de reconstruction, un protocole garantissant un passage sûr par le détroit d’Ormuz. L’ambassadeur d’Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, cité par Le Monde, a fait état d’une étape « critique » dans les efforts pour mettre fin à la guerre en Iran. De plus, l’armée israélienne a laissé entendre que des frappes pourraient être menées sur le réseau ferroviaire iranien puisqu’elle a demandé aux Iraniens de ne pas prendre le train jusqu’au mardi 8 avril au soir pour leur « sécurité ».