Les alliés de l’Ukraine étaient réunis à Paris mardi 6 janvier. Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et Volodymyr Zelensky ont signé une déclaration d’intention sur le déploiement d’une force multinationale après un cessez-le-feu en Ukraine, a indiqué franceinfo. Le chef de l’État français a précisé que cette force doit « apporter une forme de réassurance le jour d’après le cessez-le-feu ». Lors de cette réunion, les alliés de l’Ukraine ont aussi affiché un front uni face à la Russie, près de quatre ans après le début de l’invasion. Emmanuel Macron a indiqué qu’après la paix, l’armée française prendra part aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne. Il a évoqué l’envoi possible de « plusieurs milliers d’hommes (…) dans le cadre de nos opérations extérieures », mais a assuré qu’il ne s’agissait « pas de forces qu’on engage au combat ».
La dirigeante italienne Giorgia Meloni a rappelé son refus d’envoyer des troupes au sol en Ukraine, tandis que le chancelier allemand, Friedrich Merz, a dit que son pays pourrait envoyer des forces uniquement sur le territoire d’un pays de l’Otan voisin de l’Ukraine. À l’Élysée, les 35 pays de la Coalition des volontaires ont validé la « déclaration de Paris » qui détaille « les garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable », a détaillé Emmanuel Macron. Selon lui, ces garanties de sécurité, qui entreront en vigueur en cas de fin de la guerre en Ukraine, sont « la clef pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l’Ukraine ».
Des « progrès réalisés » sur la guerre en Ukraine
Après la réunion de la coalition des volontaires, le Premier ministre belge, Bart de Wever, a annoncé que son pays contribuerait à assurer la paix en Ukraine après un cessez-le-feu. « Notre contribution portera notamment sur la fourniture de capacités aériennes et maritimes, ainsi que des actions de formation, domaines dans lesquels la Belgique peut avoir un impact concret et significatif », a-t-il détaillé. Par ailleurs, en cas d’arrêt de la guerre, un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu en Ukraine serait placé « sous l’égide des États-Unis ». À l’issue de cette réunion, l’émissaire américain Steve Witkoff s’est montré optimiste, assurant que les garanties avaient été en « grande partie finalisées », a rapporté Le Monde.
« Cela ne signifie pas que nous allons aboutir à la paix, mais la paix ne serait pas possible sans les progrès réalisés ici aujourd’hui », a ajouté Jared Kushner, gendre de Donald Trump, l’un des deux émissaires américains envoyés au sommet à Paris. Volodymyr Zelensky et Steve Witkoff, envoyé spécial américain, restent à Paris pour poursuivre leurs discussions sur la guerre en Ukraine, mercredi 7 janvier. Les États-Unis n’ont pas signé la « déclaration de Paris », mais Steve Witkoff a affirmé que Donald Trump soutenait « fortement ces protocoles de sécurité » pour « dissuader toute attaque » future en Ukraine.

