L’immense majorité des personnes interpellées par l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), la police de l’immigration états-unienne, n’avaient jamais été poursuivies ou condamnées pour des faits violents. C’est ce que révèle un document du ministère de la Sécurité intérieure consulté par CBS News et révélé lundi 9 février, rapporte Le Parisien. En effet, contrairement aux thèses de Donald Trump et de son administration pour justifier l’emploi massif de ces forces de police pour contrôler et expulser les personnes étrangères, seules 14 % des 400 000 personnes arrêtées depuis le retour de Donald Trump possédaient un casier judiciaire ou étaient poursuivies pour des faits graves.

« Ils viennent de prisons et d’hôpitaux psychiatriques et déferlent sur notre pays », arguait le président des États-Unis pour justifier l’emploi de l’ICE dans les rues des États-Unis. Des affirmations fausses au vu du document produit par l’administration gouvernementale. Qualifiés de « pires des pires » par Donald Trump et ses lieutenants, le document indique également que 60 % des personnes arrêtées par l’ICE au cours de l’année écoulée avaient déjà été inculpées ou condamnées. La majorité de ces inculpations ne concernent pourtant pas des crimes violents. Selon CBS News, moins de 2 % des personnes arrêtées dans l’année étaient accusées ou condamnées pour homicide ou agression sexuelle.

Le soutien à la politique migratoire de Donald Trump diminue

Dans ce même document, on voit également que près de 40 % des individus arrêtés par l’ICE n’avaient aucun antécédent pénal. Ils n’étaient poursuivis que pour des infractions administratives minimes comme un séjour irrégulier ou un dépassement de visa. Des infractions présumées qui relèvent de procédures civiles et non pénales, rapporte CBS.

Dans une vidéo postée par la Maison Blanche, les personnes étrangères étaient comparées à des « Pokémons à attraper ». L’objectif affiché par Trump : un million d’expulsions par an, rapporte Amnesty International. Selon un sondage de la chaîne états-unienne, le soutien de la part de la population en matière d’expulsion est passé de 59 % au début du second mandat de Trump à 46 %. De plus, 60 % des personnes interrogées ont déclaré que les agents de l’immigration étaient « trop sévères ». En décembre dernier, une fillette de 18 mois était envoyée derrière les barreaux avec ses parents par l’ICE, indique RFI