L’Iran a un nouveau guide suprême. Dimanche 8 mars, l’Assemblée des experts a désigné Mojtaba Khamenei pour succéder à son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février lors de frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël, rapporte franceinfo, selon une information de l’AFP. Longtemps resté dans l’ombre du pouvoir, cet homme discret de 56 ans est réputé très influent au cœur du régime.

Cette nomination opère une continuité familiale et intervient dans un climat de fortes tensions régionales. Alors qu’Israël avait affirmé que le nouveau leader iranien, quelle que soit son identité, deviendrait une cible, le président américain Donald Trump avait de son côté prévenu qu’il ne « tiendrait pas longtemps » sans l’aval de Washington. À noter que le nom du fils d’Ali Khamenei circulait déjà depuis un certain temps parmi les potentiels successeurs comme guide suprême.

Un homme longtemps resté dans l’ombre

Issu d’une fratrie de six enfants, Mojtaba Khamenei est né dans la ville de Machad le 8 septembre 1969. S’il ne détenait aucune fonction officielle majeure jusque-là, il était considéré comme l’une des personnalités les plus influentes du régime. Pendant des années, son rôle exact a nourri de nombreuses spéculations. Il aurait occupé une position centrale au sein du « Beit », le bureau du guide suprême, structure stratégique du pouvoir au sein de laquelle il agissait comme conseiller et intermédiaire, selon France 24.

Proche des conservateurs et des Gardiens de la révolution, il a également servi durant la guerre Iran-Irak dans une division de cette armée idéologique. Au fil du temps, il s’est constitué un réseau solide dans les cercles sécuritaires et religieux. Son ascension reste toutefois contestée. Certains critiques dénoncent un système de népotisme et pointent ses qualifications religieuses jugées limitées.

Plusieurs médias rappellent qu’il ne disposerait que du rang intermédiaire de « hojatoleslam », alors que la fonction de guide suprême exige en principe celui d’ayatollah. Quoi qu’il en soit, cet homme de 56 ans, longtemps resté dans les coulisses du pouvoir, représente désormais la figure centrale du régime iranien.

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