Les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire en Iran, samedi 28 février, qui a entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir dans le pays depuis 1989, qui a réprimé plusieurs manifestations dans le sang. En représailles, l’Iran a frappé Israël et plusieurs bases américaines situées dans les pays du Golfe. Lundi 2 mars, au troisième jour de l’opération américano-israélienne, l’armée israélienne a indiqué qu’elle continuait à mener des « frappes à grande échelle » à Téhéran « contre des cibles du régime terroriste iranien », rapporte Le Monde. Le Croissant-Rouge iranien, cité par l’agence de presse iranienne IRNA, a annoncé que les attaques américano-israéliennes avaient provoqué la mort d’au moins 555 personnes.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a présidé une crise d’urgence lundi 2 mars afin de « faire un point sur la situation sur le terrain ». Il a affirmé que la France était « prête » à « participer » à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie frappés par l’Iran. Il a également appelé à la désescalade lors d’une conférence de presse. « La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d’un engrenage qui entraînerait l’Iran et la région dans une longue période d’instabilité », a-t-il affirmé. La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a aussi appelé à « travailler sans relâche » pour éviter une « propagation » du conflit au Moyen-Orient. Elle a condamné « avec la plus grande fermeté » les « attaques irresponsables » de l’Iran et de ses alliés.

Des attaques pour anéantir « l’axe de résistance » de l’Iran

Lundi, le Hezbollah a affirmé avoir tiré des missiles et des drones vers Israël pour la première fois dans ce conflit. L’armée israélienne a répliqué en frappant des cibles « à travers le Liban ». Ces frappes israéliennes ont fait 31 morts et 149 blessés selon un premier bilan du ministère de la Santé libanais, repris par franceinfo. Les populations des zones touchées ont entamé un « déplacement massif » alors que l’armée israélienne dit avoir visé plusieurs dirigeants du Hezbollah de la région de Beyrouth ainsi qu’un autre dans le sud du Liban. Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, a indiqué que les forces israéliennes avaient entamé « une campagne offensive contre le Hezbollah ». Il a prévenu qu’il fallait se « préparer à de nombreux jours de combat, qui s’annoncent longs ».

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a annoncé, lundi, l’interdiction des « activités militaires du Hezbollah » et ordonne de « remettre les armes » au gouvernement. En plus du changement de pouvoir en Iran, les États-Unis et Israël veulent anéantir avec leur offensive « l’axe de résistance » de l’Iran qui s’appuie sur des forces alliées dans la région qu’il arme et qu’il finance tels que les groupes islamistes Hezbollah au Liban et Hamas à Gaza, les rebelles houthis au Yémen et les milices en Irak, rappelle France 24.