« Nous condamnons fermement les décisions et mesures unilatérales israéliennes visant à étendre la présence illégale d’Israël en Cisjordanie. » Pas moins de 85 États membres des Nations unies (ONU) ont pris la parole mardi 17 février à travers une déclaration commune dénonçant les dispositions prises par Israël, dont la portée est de permettre l’achat de terres plus simple pour les colons sur le territoire de la Cisjordanie, occupé depuis près de soixante ans, rapporte Le Monde, selon une information de l’AFP.

Une déclaration conjointe qui intervient une semaine après l’approbation par Israël du texte permettant ainsi un enregistrement foncier facilité sur ledit territoire. « Ces décisions sont contraires aux obligations d’Israël en vertu du droit international et doivent être immédiatement annulées », a-t-on pu entendre dans la prise de parole des 85 États membres de l’ONU, relève France 24. Parmi ces derniers, on retrouve notamment la Chine, la Russie, la France et l’Arabie saoudite.

Une situation qui « compromet les perspectives d’une solution à deux États »

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, y est lui aussi allé de son commentaire, lundi 16 février, afin de condamner la décision d’Israël. « Cette décision pourrait entraîner la dépossession des Palestiniens de leurs biens et risque d’étendre le contrôle israélien sur les terres de la région. De telles mesures, y compris le maintien de la présence israélienne en territoire palestinien occupé, sont non seulement déstabilisatrices, mais aussi, comme l’a rappelé la Cour internationale de Justice, illégales », peut-on ainsi lire dans un communiqué publié par son porte-parole, Stéphane Dujarric.

Et de poursuivre : « Il avertit une nouvelle fois que la situation actuelle sur le terrain compromet les perspectives d’une solution à deux États. » Le Secrétaire général des Nations unies a par ailleurs rappelé que les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée sont dépourvues de toute validité juridique, « y compris Jérusalem-Est, et le régime qui leur est associé ». « [Elles] constituent une violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies », a-t-il conclu.