L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté le 29 janvier dernier une résolution appelant les États membres de l’organisation à adopter une législation pour interdire les « thérapies de conversion ». Dans un communiqué, le service de presse du Conseil de l’Europe définit précisément ces pratiques comme visant à « modifier, réprimer ou supprimer l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre d’une personne sur la base de la croyance erronée que ces caractéristiques individuelles sont pathologiques ou indésirables ».

La résolution, fondée sur un rapport rédigé par la Britannique Kate Osborne (Groupe des socialistes, démocrates et verts), a recueilli 71 voix pour et 26 contre, avec deux abstentions. La parlementaire demande aux pays de « prévoir des sanctions pénales fondées sur une définition claire et exhaustive des pratiques interdites » et d’instaurer des mécanismes de surveillance et de signalements. Elle a par ailleurs mentionné l’expérience de pays « pionniers dans ce domaine » comme Malte, qui sont à la pointe de la lutte contre les thérapies de conversion, estimant que les autres États pourraient s’inspirer de ces […]