« Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice » était le thème de la 70e Commission de la condition de la femme (CSW), qui s’est réunie du 9 au 19 mars à New York. Outre les États membres de l’ONU, 700 ONG ont participé aux débats, dont des communions chrétiennes internationales telle que l’Alliance évangélique mondiale. La théologienne baptiste Valérie Duval-Poujol figurait parmi la centaine de personnes constituant la délégation française conduite par Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. De retour de New York, l’ambassadrice de l’Alliance baptiste mondiale contre les violences faites aux femmes et aux filles nous donne un aperçu de la session.
Entre négation de l’existence juridique…
En droit, l’accès à la justice est censé débuter à la naissance. Dans certains pays, cependant, les femmes ne sont pas déclarées à la naissance et n’existent donc pas juridiquement, rapporte Valérie Duval-Poujol. La conséquence de cette invisibilité est qu’elles ne peuvent pas avoir un suivi médical, ni être propriétaires, héritières, ni porter plainte, voyager, voter, ou encore ouvrir un compte bancaire. Cette inégalité initiale se […]
