Zelensky à Munich, LFI à l’extrême gauche, Marine Le Pen à la cour d’appel, l’actualité politique de la semaine du 9 au 15 février a été pour le moins riche. Pour celles et ceux qui n’ont pas eu le temps de tout lire, voici un tour d’horizon des actualités de la semaine dernière en politique.

Zelensky à la conférence sur la sécurité de Munich

Le 14 février dernier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, présent à la Conférence de Munich sur la sécurité, a fait une longue intervention au sujet de la guerre sur son territoire, rapporte Le Monde. Devant des chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des ministres des Affaires étrangères et de la Défense du monde entier, Volodymyr Zelensky a déclaré que Vladimir Poutine « ne s’intéress[ait] plus à rien d’autre » qu’à la guerre, car « il ne peut imaginer la vie sans pouvoir ou après le pouvoir », a-t-il estimé. Le chef d’État a également joué de la comparaison entre la situation actuelle et celles des années 30. « Ce serait une illusion de croire que cette guerre peut désormais être durablement réglée en divisant l’Ukraine, tout comme il était illusoire de croire que sacrifier la Tchécoslovaquie sauverait l’Europe d’une grande guerre », a-t-il lancé.

La France insoumise : un parti d’extrême gauche ?

Depuis la fondation du mouvement La France Insoumise, créé, entre autres, par Jean-Luc Mélenchon il y a dix ans, ce dernier a toujours été classé à gauche en raison de sa ligne réformiste. Une classification désormais modifiée, à la veille des élections municipales, par une circulaire du ministère de l’Intérieur. Une décision assumée par Laurent Nunez sur BFMTV ainsi que par le président de la République Emmanuel Macron dimanche 15 février. Selon Manuel Bompard, coordinateur du mouvement : ce n’est « pas au président de la République de classer ses opposants politiques ». Le chef de l’État « fait du Donald Trump, quand on n’est pas d’accord avec lui on est extrémiste », a-t-il rétorqué sur le plateau de LCI le même jour.

Procès de Marine Le Pen

Rideau sur le procès en appel de Marine Le Pen. Mercredi 11 février s’est clôturé au tribunal de Paris le deuxième volet du procès de l’affaire des emplois fictifs des assistants parlementaires européens du Front national. Condamnée en première instance, Marine Le Pen joue son éligibilité pour les élections présidentielles de 2027. Le verdict final sera rendu le 7 juillet prochain. La cheffe de file du parti d’extrême droite a indiqué qu’elle se décidera à se présenter à une quatrième candidature à la présidentielle dès l’annonce de la décision en appel. Du côté de la défense, on espère écoper au minimum de deux ans d’inéligibilité et d’une peine d’emprisonnement avec sursis pour que la dirigeante frontiste puisse à nouveau tenter sa chance, rapporte France 24.

Les conclusions sur l’empoisonnement d’Alexeï Navalny

Alexeï Navalny, premier opposant à Vladimir Poutine entre la fin des années 2010 et le début des années 2020, a été empoisonné par le Kremlin au cours de sa détention dans une prison russe en février 2024, indique Le Monde. C’est en tout cas la conclusion d’une enquête menée par cinq pays dont la France, dévoilée samedi 14 février. « Nous savons désormais que l’État russe a utilisé cette toxine létale pour cibler [Alexeï] Navalny par crainte de son opposition », a déclaré le ministère des Affaires étrangères britannique dans un communiqué de presse. Un rapport qui vient confirmer la version de la veuve de Navalny, Ioulia Navalnaïa. Empoisonné avec une toxine létale, l’épibatidine, Alexeï Navalny purgeait une peine de 19 ans de prison. Détectée sur le corps de l’opposant russe, l’épibatidine est présente dans la peau des grenouilles-dards d’Équateur, en Amérique du Sud. D’après National Geographic, la toxine d’une seule grenouille « suffit à anéantir un buffle d’Inde ».

Un remaniement ministériel sous peu de temps ?

Depuis l’adoption du budget, grâce à l’utilisation du 49.3, le Premier ministre Sébastien Lecornu cherche un nouvel élan. À ceux qui s’interrogent, ce dernier devrait rendre ses conclusions sur un futur remaniement ministériel autour de la fin de la semaine du 16 février. « Je veux juste que tout soit réglé avant le début de la période de réserve des élections municipales », rapporte Le Parisien qui cite le chef de l’exécutif. « C’est le dernier tourniquet avant la fin du mandat », témoigne une députée EPR (Ensemble pour la République). Rachida Dati devra être remplacée à la Culture de par sa candidature aux municipales parisiennes, de même pour Michel Fournier à la Ruralité et pour Charlotte Parmentier-Lecocq qui redeviendra députée. Il faudra également, pour l’ancien ministre des Armées, compenser le départ d’Amélie de Montchalin, nommée à la Cour des Comptes par Emmanuel Macron.