De passage en Nouvelle-Calédonie, le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, a entamé, mercredi 26 février, des « négociations institutionnelles » avec des représentants locaux, selon son ministère. « Après des premiers jours auprès des Calédoniens sur le terrain, une nouvelle étape s’ouvre ce matin avec le début des négociations institutionnelles. L’ensemble des formations politiques sont réunies autour d’une même table, pour la première fois depuis longtemps », a annoncé le ministère des Outre-mer sur le réseau social X.

Présent depuis samedi, Manuel Valls a appelé mardi à la paix et au « vivre-ensemble » à la veille des négociations, auxquelles les indépendantistes ont accepté de prendre part. « Sans compromis politique, pas d’avenir économique. Sans dialogue, pas de paix durable », a insisté l’ancien Premier ministre.

« Un moment historique »

L’entourage du ministre d’État a ensuite précisé que « les discussions se poursuivront dans les prochains jours selon la méthode définie lundi, abordant trois axes majeurs : le lien avec la France (autodétermination, décolonisation, citoyenneté, corps électoral…), la gouvernance (répartition des compétences, rôle des provinces…) et un nouveau contrat social, avec un accent particulier sur la jeunesse ».

« La Nouvelle-Calédonie mérite que chacun se hisse à la hauteur du moment historique », a-t-il précisé. Le « vivre-ensemble », principe inscrit dans les accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) ayant permis de rétablir la paix après une quasi-guerre civile dans les années 1980, a été fragilisé par les violences de 2024, ravivant les tensions ethniques entre les populations Kanak et européennes.