Onze personnes étaient placées en garde à vue mercredi 18 février dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Parmi elles figurent deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault. Après la validation de la quasi-totalité du texte par le Conseil constitutionnel, le budget de l’État pour 2026 a été promulgué vendredi 20 février. Les critères pour prétendre à l’aide à mourir ont été adoptés par l’Assemblée nationale vendredi 20 février. Parmi les cinq critères cumulatifs retenus, celui de « souffrance constante » a été modifié pour une souffrance « soit réfractaire aux traitements, soit insupportable ». Dimanche 22 février, des cadres de LFI ont indiqué que le mouvement serait ouvert à des accords avec la gauche pour le second tour des élections municipales. David Amiel a été nommé ministre des Comptes publics, dimanche 22 février, en remplacement d’Amélie de Montchalin, nouvelle présidente de la Cour des comptes.
Deux collaborateurs du député Raphaël Arnault interpellés
Onze personnes ont été placées en garde à vue, mercredi 18 février, dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Parmi les onze personnes interpellées figure un deuxième collaborateur du député Raphaël Arnault (La France insoumise, LFI). Mardi 17 février au soir, neuf personnes avaient été arrêtées, dont Jacques-Eli Favrot, assistant parlementaire du député insoumis. Raphaël Arnault avait annoncé avoir engagé les démarches pour rompre son contrat, indique Le Monde. Parmi les personnes interpellées, sept hommes ont été placés en garde à vue pour les chefs d’homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement.
Le budget de l’État pour 2026 a été promulgué
Le budget 2026 a été promulgué au Journal officiel vendredi 20 février après quatre mois de débats et la validation de la quasi-totalité du texte par le Conseil constitutionnel jeudi 19 février. Le texte avait été adopté définitivement par le Parlement le 2 février après le rejet des motions de censure consécutives à un 49.3 utilisé par le gouvernement de Sébastien Lecornu, rappelle TF1 INFO. Cette promulgation met fin à la loi spéciale qui reconduisait de façon temporaire le budget 2025 et avait été votée fin décembre faute d’accord parlementaire. Ce budget de l’État est le deuxième consécutif adopté après un difficile compromis après la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron en juin 2024.
La notion de souffrance « constante » retirée des conditions pour prétendre à l’aide à mourir
L’Assemblée nationale a adopté, vendredi 20 février, un article de la loi sur l’aide à mourir qui définit cinq critères cumulatifs pour prétendre à ce droit. Pour cela, le patient doit être majeur, être français ou résidant en France, atteint d’une « affection grave et incurable » qui « engage le pronostic vital » en phase avancée ou terminale. Le patient doit aussi être « apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée » et « présenter une souffrance physique ou psychologique » étant « soit réfractaire aux traitements, soit insupportable », rappelle La Provence. Le dernier critère a été modifié. Le texte prévoyait initialement que la souffrance physique ou psychologique devait être « constante ». Des amendements socialiste et insoumis ont supprimé cette notion avec le soutien du gouvernement.
LFI ouverte à des accords avec la gauche pour les municipales
À quelques semaines des élections municipales, deux cadres de La France insoumise ont indiqué, dimanche 22 février, que le parti proposerait des accords de « rassemblement » aux autres formations de gauche si elle arrive en tête au premier tour des élections municipales, indique BFM TV. Manuel Bompard, coordinateur du mouvement de gauche radicale, a confirmé ce choix, expliquant que cela servirait à « battre la droite et l’extrême droite ». Le Parti socialiste pourrait être réticent à une alliance avec les Insoumis depuis la mise en cause de collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault dans l’enquête sur l’agression mortelle de Quentin Deranque.
David Amiel nommé ministre des Comptes publics
David Amiel, actuel ministre délégué chargé de la Fonction publique, est nommé au portefeuille des Comptes publics pour remplacer Amélie de Montchalin, en route pour la Cour des comptes, a annoncé l’Élysée dimanche 22 février. Sur X, le ministre a dévoilé sa feuille de route : « Exécuter avec la plus grande exigence la baisse du déficit prévue en 2026 et préparer le prochain budget. Chaque dépense doit être utile, jamais automatique », rapporte France 24. Amélie de Montchalin doit prendre la tête de la Cour des comptes dès lundi 23 février ce qui obligeait le gouvernement à lui faire quitter son portefeuille ministériel avant.

