Si vous avez fêté la Chandeleur le 2 février, vous ignorez peut-être qu’elle a pour origine le christianisme et qu’elle a été instaurée par le pape Gélase Ier. À Toulouse, des chercheurs souhaitent étudier les effets du jeûne sur les astronautes. Pour cela, ils recherchent dix hommes qui, pendant dix jours, seront payés 5000 euros pour rester alités la tête en bas sans manger. Enfin, le 6 février 1626, la paix de la Rochelle a été signée.
Les origines de la Chandeleur
Chaque 2 février de l’année, on déguste des crêpes pour la Chandeleur. L’origine de cette tradition remonte à plusieurs siècles. Dans le christianisme, le 2 février tombe quarante jours après Noël, ce qui correspond à la Présentation de Jésus par Marie et Joseph au Temple de Jérusalem. En chemin, ils rencontrent Syméon, qui reconnaît le Messie en l’enfant et le décrit comme une « lumière pour éclairer les nations païennes », indique Slate. Au Ve siècle, le pape Gélase Ier instaure des processions nocturnes aux cierges et aux chandelles, symboles de purification et de renouveau. Cette « fête des chandelles » deviendra la Chandeleur. Le pape aurait distribué des galettes de blé aux pèlerins arrivant à Rome, ce qui a lié la tradition des crêpes à la Chandeleur.
Gagner 5 000 euros en étant allongé et sans manger
Voilà une offre qui a de quoi surprendre. À Toulouse, l’Institut de médecine et de physiologie spatiales recherche, pour le compte du Centre national d’études spatiales (CNES), dix hommes pour observer les effets du jeûne en apesanteur dans le cadre d’une étude. Les dix volontaires seront indemnisés à hauteur de 5000 euros pour rester au lit, indique Le Dauphiné libéré. En réalité, les dix hommes devront rester alités, tête en bas (–6°) pendant dix jours et jeûner. Durant ces dix jours, les volontaires ne pourront ingurgiter que 250 calories par jour, soit 10% de l’apport journalier moyen. Cette étude a pour but d’étudier les effets de l’association du jeûne et de l’apesanteur simulée par alitement dans le cas où des astronautes devraient être confrontés à des périodes de jeûne prolongé.
La signature de la paix de la Rochelle
Le 6 février 1626, la paix de la Rochelle a été signée entre le roi Louis XIII et les Huguenots. Elle garantit aussi celle de Montpellier. À l’époque, la Rochelle était l’une des places fortes concédées par Henri IV aux protestants pour leur sécurité. Avec cette signature, la ville accepte de recevoir un commissaire royal et de rendre aux catholiques les biens qui leur ont été pris, en échange de quoi le roi s’engage à détruire le Fort-Louis, qui était une menace permanente sur la ville et ses accès maritimes et terrestres.

