Après les crues et les inondations qui ont touché une large partie de la France, 294 communes vont être reconnues en état de catastrophe naturelle a annoncé Sébastien Lecornu mardi 24 février. Les départements de la Gironde, du Maine-et-Loire et du Lot-et-Garonne sont concernés par cet arrêté qui sera publié mercredi 25 février. Dans le détail, 63 communes reconnues par cet arrêté de catastrophe naturelle sont situées dans le Lot-et-Garonne, 77 en Maine-et-Loire et 91 en Gironde. Sur le réseau social X, le Premier ministre a ajouté que 77 dossiers sont ajournés pour « permettre aux communes de compléter leurs dossiers » et qu’ils « seront réexaminés lors des commissions des 3 et 10 mars ». « Le gouvernement reste pleinement mobilisé aux côtés des maires et des habitants touchés par les inondations », a également écrit Sébastien Lecornu.
Le gouvernement a examiné les premiers dossiers des communes sinistrées mardi 24 février, indique La Croix. Il a promis une « indemnisation au plus vite » des villes touchées par les intempéries. La France a connu une série record de 40 jours de pluie consécutifs, qui s’est interrompue lundi 23 février. Sur son site, Météo France précise qu’il « s’agit de la série de jours de pluie consécutifs la plus longue mesurée en France depuis le début des mesures en 1959 ». « Ces précipitations sont tombées sur des sols déjà saturés et des rivières avec un niveau particulièrement haut et engendrent de nombreuses inondations et débordement de cours d’eau », a ajouté l’agence météorologique.
Quatre départements en vigilance orange crues
Si la décrue est amorcée, quatre départements restent en vigilance orange crues mercredi 25 février : la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Charente-Maritime et la Charente. Sur son site, Météo France indique que le mois de février 2026 est déjà le mois de février le plus pluvieux depuis 1959 en moyenne sur le pays avec plus de deux fois la normale mensuelle. Ces pluies ont permis de remplir les nappes phréatiques et vont retarder l’assèchement des sols au printemps. Cependant, « cela n’écarte pas le risque de sécheresse à l’été qui dépendra de la pluviométrie et des températures printanières et estivales », écrit l’agence.
À l’avenir, Météo France prévient que les hivers seront plus humides car « une atmosphère plus chaude contient davantage de vapeur d’eau, ce qui augmente le potentiel de précipitations intenses, tout en modifiant leur rythme ». Selon les projections climatiques issues de la TRACC (Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique), les hivers futurs seront globalement plus pluvieux et les étés seront plus secs. En cas de réchauffement à 2,7°C (prévu à l’horizon 2050 selon la TRACC), les précipitations hivernales pourraient augmenter de 20% en moyenne. Pour un réchauffement à 4°C (horizon 2100 de la TRACC), la tendance se confirme avec des hivers globalement plus humides et une fréquence accrue des épisodes de fortes pluies.

