Difficile de faire le bilan des élections municipales alors que le deuxième tour ne s’est pas encore déroulé, mais quelques leçons peuvent d’ores et déjà être tirées du premier tour qui s’est déroulé dimanche 15 mars. Percée de la France Insoumise, implantation de l’extrême droite, solide socle du PS mais concurrencé sur sa droite et sa gauche, que pouvons-nous apprendre de ce premier scrutin ?
Participation et présidentielles
Première information notable : une faible participation. En effet, malgré une hausse de dix points par rapport à 2020, année où le nombre de votants a été considérablement réduit en raison de la pandémie de Covid-19, la participation se situe à environ 56% en moyenne contre 63% en 2014, précise Les Echos.
Considérée comme un premier ballon d’essai en vue des présidentielles de 2027, l’élection a vu une percée historique de la France Insoumise mais également une consolidation du socle électoral de l’extrême droite dans de nombreuses villes. Perpignan, Nice ou encore Marseille étant autant de signes de l’implantation durable du RN ou de ses alliés dans les communes du sud de l’Hexagone. À Marseille, la tête de liste du Rassemblement National, Franck Allisio, a notamment obtenu le score de 35% des suffrages, talonnant de près le maire sortant socialiste Benoît Payan, souligne The Guardian.
La percée de LFI
Du côté de la France Insoumise, le parti se félicite de ses bons résultats malgré l’âge encore récent de la formation politique. « Nous sommes en situation de l’emporter dans des dizaines de communes. Roubaix, Toulouse, Limoges, […] c’est une immense fierté », rapporte la députée Clémence Guetté dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux. À Saint-Denis, le candidat Insoumis Bally Babayoko a arraché la ville de Saint-Denis au socialiste sortant Mathieu Hanotin.
Concurrencé à droite comme à gauche, le Parti Socialiste maintient tout de même de bons scores dans certaines villes clés comme à Lille, Paris ou encore Nantes. À droite, le patron des LR (Les Républicains), Bruno Retailleau, a appelé dimanche 15 mars à « un grand rassemblement de la droite » pour faire gagner ses candidats au second tour des municipales. « J’appelle au grand rassemblement des électeurs de droite derrière nos candidats qui sont en mesure de battre la gauche ou le Rassemblement national dimanche prochain », rapporte Le Figaro.

