Le 21 janvier dernier, les sénateurs s’étaient opposés à la création de toute forme d’aide à mourir lors des débats sur la fin de vie. Ils avaient notamment rejeté le premier article du projet de loi fixant les conditions requises pour accéder à un dispositif de suicide assisté ou d’euthanasie. Plus tard, dans la soirée, la droite sénatoriale avait définitivement enterré ce projet en réécrivant entièrement l’article clé créant l’aide active à mourir, le vidant ainsi de sa substance.
Pourtant, sept jours plus tard, le Sénat a finalement rejeté l’ensemble du texte, le renvoyant à l’Assemblée nationale. Les députés reprendront l’examen de cette réforme à partir du 16 février, en repartant de la version qu’ils avaient eux-mêmes adoptée au printemps 2025.
Cette version fixait cinq critères pour être éligible à l’aide à mourir : être majeur, être de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France, être atteint « d’une affection grave et incurable » engageant le pronostic vital « en phase avancée » ou « terminale », présenter « une souffrance physique ou psychologique constante » qui est « soit réfractaire aux traitements, soit insupportable » et enfin être « apte à manifester sa […]
