L’eurodéputé RN Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, est visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité. Il est accusé par des ONG d’avoir encouragé une politique migratoire brutale et illégale, qui a fait l’objet de plusieurs plaintes. Au Danemark, le parti des sociaux-démocrates de la Première ministre Mette Frederiksen est arrivé en tête des élections législatives mardi 24 mars, mais n’a pas obtenu la majorité absolue au Parlement. Lors de l’hommage national rendu à Lionel Jospin, jeudi 26 mars, Emmanuel Macron a qualifié l’ancien Premier ministre de « repère dans notre histoire ». Jeudi 26 mars, le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a exclu « tout accord » avec LFI pour l’élection présidentielle et les élections législatives de 2027. Enfin, le déficit public de la France a atteint 5,1% du PIB en 2025 alors qu’il était attendu à 5,4% du PIB.
Un eurodéputé RN accusé de complicité de crimes contre l’humanité
Fabrice Leggeri, eurodéputé Rassemblement national, ancien directeur de Frontex, l’agence européenne chargée du contrôle des frontières, est visé par une enquête pour complicité de crimes contre l’humanité. Un juge d’instruction sera bientôt saisi pour enquêter a indiqué une source judiciaire à l’AFP mardi 24 mars. Fabrice Leggeri, à la tête de Frontex de 2015 à 2022, a régulièrement été accusé par les ONG de tolérer des refoulements illégaux de migrants. La Ligue des droits de l’homme, d’après sa plainte déposée en 2024, lui reproche d’avoir « encouragé » ses agents à faciliter les interceptions d’embarcations de migrants par les autorités libyennes et grecques, indique Libération. L’avocat de la LDH, Emmanuel Daoud a dénoncé, mardi, une « chasse aux migrants et aux exilés organisée et coordonnée par Frontex sous l’impulsion de M. Leggeri ».
Au Danemark, des sociaux-démocrates fragilisés remportent les élections législatives
Au Danemark, les sociaux-démocrates de la Première ministre, Mette Frederiksen, sont arrivés en tête des élections législatives mardi 24 mars. Subissant un recul, ils n’atteignent pas la majorité absolue avec les autres partis de gauche, souligne Le Monde. Les sociaux-démocrates ont réuni 21,9% des voix, soit leur niveau le plus bas depuis 1901. Le bloc de gauche, constitué de la formation de Mette Frederiksen et de quatre autres mouvements, obtient 84 des 179 sièges du Parlement. Le Parti populaire socialiste (SF) devient le deuxième parti du pays avec 11,6% des voix. La droite et l’extrême droite, qui réunissent six partis, ont remporté 77 sièges.
Un hommage national rendu à Lionel Jospin
Un hommage national a été rendu à Lionel Jospin, jeudi 26 mars, quatre jours après la mort de l’ancien Premier ministre socialiste. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, des membres du gouvernement, des présidents des deux Chambres et de ceux des commissions et groupes parlementaires étaient présents, tout comme de nombreuses personnalités de gauche. Lors de son hommage, Emmanuel Macron a salué la mémoire d’un homme qui a « modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation de manière inédite », rapporte franceinfo. Le président de la République a également remercié Lionel Jospin qui, selon lui, restera « un repère dans notre histoire ».
Olivier Faure exclut un « accord national » avec LFI pour 2027
Lors d’une interview pour BFM TV, le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a exclu, jeudi 26 mars, tout « accord national » avec La France insoumise (LFI) pour l’élection présidentielle de 2027. « Je ne suis pas irréconciliable avec l’ensemble de ceux qui votent insoumis », a-t-il nuancé. Des accords, avec plus ou moins de soutien programmatique, ont été constatés entre des candidats socialistes et insoumis après le premier tour des élections législatives. Selon Olivier Faure, les électeurs insoumis sont confrontés à un plafond de verre « qui descend à chaque fois à cause de Jean-Luc Mélenchon ». « Ça ne vous intéresse pas de voir que c’est un boulet qui vous empêche de porter votre message ? », s’est-il questionné.
Le déficit public de la France est moins élevé que prévu
Selon les données de l’INSEE publiées vendredi 27 mars, le recul du déficit public a été plus important que prévu en 2025. Attendu à 5,4%, il s’est finalement réduit à 5,1% du PIB. Le déficit a reculé de 0,7 point par rapport à 2024, grâce à des recettes qui « accélèrent du fait de la hausse des impôts », a expliqué l’Institut national de la statistique, cité par Public Sénat. Malgré cette amélioration, le ratio de la dette publique a augmenté en 2025, pour atteindre 115,6 % du PIB fin 2025. Sur X, le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé qu’il envisageait « avec prudence » de passer « sous les 5% » de déficit public en 2026, un objectif fixé dans la loi de finances adoptée en février.

