« Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran. » C’est ainsi qu’Emmanuel Macron a annoncé officiellement, mardi 7 avril, le retour des deux enseignants français retenus en Iran depuis le 7 mai 2022. Depuis cette communication du président de la République, les ex-otages sont bel et bien arrivés en France ce mercredi, aux alentours de neuf heures du matin. Ce sont les équipes du ministère des Affaires étrangères qui se sont occupées d’eux, avant d’être reçus à l’Élysée, souligne Le Monde.

Le couple avait été relâché en novembre dernier après trois ans et demi passés dans les geôles iraniennes et des condamnations à 20 et 17 ans de prison un mois plus tôt. Ils n’avaient cependant été gratifiés que d’une liberté conditionnelle après les 1 277 jours passés dans la prison d’Evin, et avaient été placés sous surveillance à la résidence de France à Téhéran. Accusés d’espionnage, Cécile Kohler et Jacques Paris, âgés respectivement de 41 et 72 ans, avaient été arrêtés par les autorités iraniennes lors d’un voyage touristique.

Les dessous d’une libération tant attendue

Pas moins de huit heures de voiture et quatre heures pour franchir la frontière. C’est le périple auquel ont dû se livrer les deux enseignants pour pouvoir rallier l’Azerbaïdjan, d’où ils ont pris un vol commercial. Ils avaient précédemment atteint le pays sous convoi diplomatique, dont la mise en place a été tenue secrète jusqu’à leur sortie du territoire iranien.

Mais leur libération s’est véritablement jouée dans les discussions entre Paris et Téhéran, permise par l’entremise de différents pays, en particulier le sultanat d’Oman, rapporte franceinfo. À leur arrivée en France, les anciens détenus ont pu retrouver leurs proches après près de quatre ans. « Nous sommes soulagés de revoir nos proches, c’est un bonheur immense de les prendre dans nos bras enfin », a réagi, soulagée, Cécile Kohler sur BFM TV.

Si la République islamique évoque de son côté un échange, dans le cadre de sa politique des otages d’État, il n’en serait apparemment rien, selon les proches du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. À noter que cette stratégie consiste, entre autres, en l’arrestation de ressortissants étrangers sur le sol iranien à des fins d’échange avec leurs propres ressortissants emprisonnés à l’étranger. Aujourd’hui, plus aucun Français n’est retenu en Iran.