Sorti en tête du premier tour des municipales à Marseille avec 36,7 % des voix, le maire sortant socialiste Benoît Payan a décidé de faire cavalier seul pour le second tour. Alors que ce dernier a déposé sa liste dans la matinée du lundi 16 mars, son adversaire LFI (La France Insoumise) Sébastien Delogu a dénoncé le caractère « irresponsable » du candidat socialiste, rapporte France Info. Il a décidé de retirer sa liste afin de, selon ses propos, ne pas faire « courir un risque grave à notre ville », le candidat Rassemblement National Franck Allisio ayant accumulé 35,02 % des voix du premier tour. La candidate de droite Martine Vassal, elle aussi au second tour, a été créditée de 12,41 % des voix. Grâce au désistement de Sébastien Delogu, Benoît Payan devrait ainsi accéder à la mairie de la cité phocéenne.
À Lyon, la situation est diamétralement différente, rapporte 20 minutes. Le maire sortant écologiste Grégory Doucet, arrivé légèrement en tête du premier tour avec 37,36 % des suffrages, a accepté d’être rejoint par la liste France Insoumise d’Anaïs Belouassa-Cherifi, forte de ses 10,41 % de voix. Cette dernière avait indiqué à l’AFP : « le nombre de places dans la liste doit respecter la proportionnelle ». L’union technique LFI-Écologistes fera face au candidat de droite Jean-Michel Aulas qui a obtenu 36,78 % des voix.
Deux tableaux différents entre Paris et Toulouse
À Toulouse, le maire sortant divers droite Jean-Luc Moudenc, fort de ses 37,23 % de voix, fera face à la fusion des deux listes de gauche. En troisième place avec 24,99 %, François Briançon a accepté la main tendue de François Piquemal, en tête parmi les listes de gauche avec ses 27,56 % de voix. « Il faut faire comprendre que la gauche unie est le seul moyen de virer Moudenc », indique Louise Chamagne, colistière LFI, dans les colonnes du Parisien. « Les conditions de la victoire, c’est le rassemblement », abonde François Briançon. En additionnant mathématiquement le calcul des voix, la ville rose devrait passer à gauche.
Du côté de la capitale, le rapport de force est particulièrement complexe à évaluer. Bénéficiant d’une dynamique favorable, la liste d’union des gauches portée par Emmanuel Grégoire a reçu 37,98 % des suffrages, indique 20 minutes. Celui-ci a refusé de s’unir avec la candidate Insoumise Sophia Chikirou qui est parvenue au second tour avec 11,72 % des voix. Tous deux feront face à l’union des listes de droite et de centre-droit de Rachida Dati (25,46 %) et de Pierre-Yves Bournazel (11,34 %). Si la fusion des deux listes ne leur permet pas, à priori, de gagner face à Emmanuel Grégoire, l’ancienne ministre de la culture devrait bénéficier d’une partie de l’électorat de Sarah Knafo (10,40 %) qui s’est retirée du second tour. Auprès du Parisien, la candidate d’extrême droite a réitéré sa position : « J’ai toujours dit que j’avais un objectif depuis l’annonce de ma candidature : battre la gauche. »

