Un hommage national a été rendu à Lionel Jospin aux Invalides jeudi 26 mars. Lors de son éloge funèbre prononcé par Emmanuel Macron, l’ancien Premier ministre, décédé le 22 mars à 88 ans, a été décrit comme un « homme respecté de tous ». Le chef de l’État a salué la mémoire du « digne héritier de Jaurès et de Blum » qui a « emprunté le chemin ouvert par François Mitterrand », rapporte BFM TV. Il a ajouté que Lionel Jospin était « pour tous un repère dans notre histoire » et a souligné qu’il était un « homme du mérite républicain devenu un homme d’État ». Lors de son discours d’hommage, le président est revenu sur l’enfance de l’ancien Premier ministre, assurant qu’il était « lesté par l’amour et les leçons de sa famille protestante et humaniste », note Le Monde.

« Lionel Jospin a, durant ces années, modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la nation de manière inédite », a rappelé Emmanuel Macron. Il a ajouté que l’ancien Premier ministre « fut toute sa vie durant un humble militant cherchant dans la rigueur et la grandeur de l’Histoire les moyens de l’accomplissement, menant des combats de justice et de liberté, et servant notre République ». Plusieurs personnalités de gauche ont assisté à cette cérémonie dont l’ancien président François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure et les anciens Premiers ministres PS Laurent Fabius, Édith Cresson ou encore Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls.

Les politiques rendent hommage à Lionel Jospin

Martine Aubry, sa ministre du Travail, Daniel Vaillant, ex-ministre de l’Intérieur et Pierre Moscovici, alors chargé des affaires européennes, étaient également présents. L’ancienne maire socialiste de Lille a pris la parole lors des obsèques au cimetière parisien du Montparnasse. « Quand on pense à Lionel, on pense à l’homme d’État et l’homme de gauche », a-t-elle assuré. « Il faisait de la politique comme on n’en fait plus », a-t-elle ajouté disant qu’il n’avait « jamais trahi son idéal ». « Son action a rimé avec le progrès social et l’ouverture vers la société. Cet homme de gauche est aussi celui qui a réconcilié l’économique et le social », a détaillé Martine Aubry. « Nous le respections tous, c’était un mentor, un ami et un maître. Je sais ce que je lui dois », a souligné Pierre Moscovici, ancien ministre de l’Économie, qui s’est aussi exprimé lors des obsèques.

L’ancien président de la République, François Hollande, a salué le travail accompli par Lionel Jospin rappelant qu’il « n’était pas pour le ‘bon mot’ mais pour le ‘mot juste' ». Il a indiqué que l’ancien Premier ministre « éclairait par son intelligence » les socialistes. « Lionel Jospin s’en va aujourd’hui et nous adresse un ultime message : celui de notre propre responsabilité pour préparer la suite », a conclu François Hollande. Enfin, Jean-Luc Mélenchon, ministre délégué à l’Enseignement professionnel entre 2000 et 2002, a assuré avoir été convié aux obsèques de Lionel Jospin par sms jeudi matin, un délai trop court pour « être présent à Paris ».