Une réunion sur les « groupes d’action violente » a été convoquée à l’Élysée, mardi 24 février, après la mort d’un militant d’extrême droite radicale. Trois groupuscules, deux d’ultradroite et un d’ultragauche sont visés par une procédure de dissolution. Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons à la mairie de Paris, donné troisième dans les sondages, a indiqué mercredi 25 février, qu’il ne souhaitait pas d’alliance avec Rachida Dati (LR) ou Emmanuel Grégoire (Union de la gauche). Marine Le Pen, qui connaîtra le 7 juillet la décision de justice dans le dossier des assistants des eurodéputés RN, a affirmé mercredi qu’elle ne sera pas candidate à la présidentielle 2027 si elle doit porter un bracelet électronique. Quatre nouveaux ministres ont été nommés jeudi 26 février après la démission, notamment, de Rachida Dati de son poste de ministre de la Culture. La classification de LFI à « l’extrême gauche », décidée par le ministère de l’Intérieur, a été confirmée par le Conseil d’État vendredi 27 février.
Trois groupuscules visés par une procédure de dissolution
Le ministère de l’Intérieur a indiqué lundi 23 février qu’il avait engagé des procédures de dissolution contre deux groupuscules d’ultradroite de Montpellier et d’Albi et un d’ultragauche. Les procédures contre les groupes d’ultradroite ont été engagées il y a plusieurs mois, a précisé La Croix. La procédure contre le groupuscule d’ultragauche, dont le nom n’a pas été rendu public, n’en est qu’à ses débuts. Emmanuel Macron a évoqué ces procédures mardi 24 février lors d’une réunion sur les « groupes d’action violente » à l’Élysée convoquée par le président après le décès du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque. Depuis 2017, 49 groupes ont fait l’objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres.
À Paris, Bournazel exclut une alliance pour les municipales
Le candidat Horizons à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a assuré au micro de France Inter, mercredi 25 février, qu’il ne rejoindrait « ni Grégoire ni Dati » au second tour des municipales. Le candidat, placé en troisième position au premier tour dans les sondages, derrière Emmanuel Grégoire (Union de la gauche) et Rachida Dati (LR), estime « que les Parisiens méritent un autre chemin ». Plus tard dans la journée, il a été contredit par l’ancien Premier ministre et patron d’Horizons, Édouard Philippe. Celui-ci a indiqué qu’il ferait « tout » pour « l’alternance » à Paris « avec un grand rassemblement de la droite et du centre » au second tour, explique France 24. Cette prise de parole a été qualifiée de « responsable » par Rachida Dati.
Marine Le Pen ne sera pas candidate en 2027 si elle porte un bracelet électronique
Marine Le Pen a affirmé, mercredi 25 février, qu’elle ne pourrait pas être candidate à l’élection présidentielle de 2027 si elle portait un bracelet électronique. « Ce serait une autre manière de m’empêcher évidemment d’être candidate », a-t-elle assuré selon des propos cités par Le Monde. Celle qui s’est déjà présentée à trois élections présidentielles connaîtra, le 7 juillet, la décision de la Cour d’appel de Paris dans le dossier des assistants des eurodéputés RN. En première instance, elle avait été condamnée à deux ans de port de bracelet électronique et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.
Quatre nouveaux ministres au gouvernement
Quatre nouvelles personnes ont fait leur entrée au gouvernement jeudi 26 février. Après la démission de Rachida Dati, candidate aux municipales à Paris, la conseillère d’Emmanuel Macron, Catherine Pégard, prend la tête du ministère de la Culture. Par ailleurs, Jean-Didier Berger est nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, rapporte franceinfo. Sabrina Agresti-Roubache fait son retour au gouvernement et est nommée ministre de l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage. La députée de l’Isère Camille Galliard-Minier devient ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées. Enfin, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, voit son portefeuille élargi et est aussi chargée de l’Énergie.
Le Conseil d’État confirme la classification de LFI à « l’extrême gauche »
Depuis sa fondation, en 2016, la France insoumise (LFI) était classée à « gauche » par le ministère de l’Intérieur, avant une circulaire publiée début février « relative à l’attribution des nuances aux candidats aux élections municipales » qui a changé cette classification. La formation créée par Jean-Luc Mélenchon est répertoriée à « l’extrême gauche », indique Le Parisien. Cette décision a été confirmée vendredi 27 février par le Conseil d’État, devant lequel LFI avait déposé un recours. La plus haute juridiction administrative a aussi validé la classification de l’UDR, le parti d’Éric Ciotti, à « l’extrême droite ».

