Marquées par le premier tour des élections municipales, les actualités politiques ont été particulièrement riches ce week-end des 14 et 15 mars 2026. Un scrutin qui donnera, selon certains commentateurs politiques, le coup d’envoi de la course à la présidentielle pour 2027. À l’international, Donald Trump met la pression sur ses alliés de l’Otan pour sécuriser le détroit d’Ormuz et le Liban se dit prêt à négocier avec Israël pour mettre fin à la guerre.
Le premier tour des municipales
Plus élevée qu’en 2020, mais moins qu’en 2014, la participation au premier tour des élections municipales s’est élevée à 57,6% selon les estimations d’Elabe-Berger Levrault pour Le Figaro. Un premier tour qui a vu, selon les premiers bilans que l’on peut faire du scrutin, une percée de la France Insoumise dans de nombreuses villes comme Roubaix, Saint-Denis, Lille ou encore Toulouse. « Je m’attendais à de bons résultats, mais pas aussi bons », commente Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis auprès de Franceinfo. À l’extrême droite, le Rassemblement National conserve son implantation dans certaines villes comme Perpignan ou Hénin-Beaumont et réalise également une percée à Marseille où la tête de liste Franck Allisio a obtenu 35% des voix selon les résultats définitifs. Du côté du Parti socialiste, on se félicite d’avoir conservé un grand nombre de villes, même s’il se retrouve concurrencé à sa gauche comme à sa droite dans certains bastions comme à Nantes. À Paris, le candidat d’union de la gauche Emmanuel Grégoire est largement en tête avec 37% des suffrages.
Zoom sur Paris : Sarah Knafo finalement qualifiée au second tour
Avec ses 10,40% de voix, l’eurodéputée et candidate du parti Reconquête ! Sarah Knafo s’est finalement qualifiée pour le second tour des municipales à Paris, rapporte Le Figaro. Cinq listes seront ainsi potentiellement en lice pour gagner l’hôtel de ville. Lundi 16 mars, la candidate d’extrême droite a indiqué dans une vidéo tendre la main à Rachida Dati afin de « battre la gauche ». « C’est vous que les Parisiens ont placée en tête de la droite hier soir. Par conséquent, au nom des dizaines de milliers d’électeurs que je représente (…), je vous le demande solennellement. Acceptez notre main tendue », a-t-elle déclaré. Au vu de ses déclarations, Sarah Knafo semble ainsi proposer une fusion technique des listes.
Trump met la pression sur l’Otan
Soucieux que les conséquences de son intervention en Iran ne continuent pas d’impacter l’économie mondiale, Donald Trump a mis la pression à l’Otan afin de participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz pour permettre le passage des navires pétroliers. Dimanche 15 mars, le président des États-Unis a déclaré dans une interview : « S’il n’y a pas de réponse [à la demande des États-Unis, ndlr], ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’Otan », a-t-il affirmé dans les colonnes du Financial Times. D’après le locataire de la Maison Blanche : « Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas ». Il a également demandé à ce que la Chine apporte son aide « car elle importe 90% de son pétrole du détroit », a-t-il ajouté.
Le Liban prêt à négocier avec Israël
Le 14 mars, le Liban a indiqué avoir formé une délégation en vue de mettre un terme à la guerre avec Israël. Ce dernier ayant massivement bombardé le pays du Cèdre depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah a tiré des missiles sur Israël pour venger le guide suprême iranien Ali Khamenei. Pour l’heure, aucune date ou lieu n’a été fixé pour de potentielles négociations, rapporte TF1. Deux lieux seraient envisagés : Paris ou Chypre. Le 16 mars, Israël dit avoir lancé des « opérations terrestres limitées » contre le Hezbollah dans le sud du pays, indique France Info. 826 personnes dont 106 enfants ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes, rapporte l’ONG du Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR) citée par TV5 Monde.
Nicolas Sarkozy de nouveau devant la justice
C’est un feuilleton qui n’en finit plus. Condamné en première instance à cinq ans de prison ferme dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy sera de nouveau jugé à partir du lundi 16 mars devant la cour d’appel de Paris. L’ancien chef de l’État est poursuivi pour corruption passive, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne électorale et association de malfaiteurs. Le procès durera jusqu’au 3 juin. Parmi tous les chefs d’accusation, c’est celui d’association de malfaiteurs qui cristallise une grande partie des enjeux, ce dernier étant l’infraction à laquelle il avait été condamné en première instance, précise France Info.

