En 2025, la France a cumulé plus de décès que de naissances. Si le scénario du solde naturel négatif s’était déjà présenté l’année précédente, c’est la première fois qu’il s’étend sur l’ensemble de l’Hexagone depuis 1945, comme le révèle l’Insee dans son dernier bilan, publié ce mercredi 14 janvier 2026. On décompte ainsi 645 000 naissances contre 651 000 décès l’année dernière, soit un solde naturel négatif de 6 000 personnes, peut-on lire sur le site de Libération.

La conséquence est sans équivoque pour l’indicateur conjoncturel de fécondité, ou ICF. Lui qui pointait à 1,61 enfant par femme en 2024 se retrouve en 2025 à 1,56. Il s’agit du plus bas niveau depuis 1917, soit en plein milieu de la Première Guerre mondiale, note ainsi Le Nouvel Obs. Ces chiffres restent malgré tout au-dessus de la moyenne de l’Union européenne, qui se situait à 1,4 enfant par femme en 2024, année au cours de laquelle la France est restée le pays le plus fécond parmi les États membres.

Un taux de fécondité en berne

L’Insee souligne cependant que la baisse du nombre de naissances dans l’Hexagone – à hauteur de 2,1% – reste moins importante qu’en 2023 et 2024 alors que ces deux années avaient respectivement enregistré une diminution de 6,6% et 2,8%. Pour ce qui est de la chute de l’ICF, le phénomène est constant depuis 2010, qui constitue « le dernier point haut des naissances » selon l’organisme français. Il y a seize ans, le nombre d’enfants par femme s’élevait ainsi à 2,02 sur le territoire français.

À noter que les femmes nées en 1965 et 1975 avaient aussi un ICF proche de cette dernière valeur avec respectivement 2,04 et 2,03 enfants en moyenne, tandis que celles de la génération 1955 en ont eu 2,13. Par ailleurs, plus on avance dans le temps et plus l’âge de la mère au moment de l’accouchement recule petit à petit : « 31,2 ans en 2025, contre 30,4 ans dix ans plus tôt », d’après le bilan de l’Insee.

Les raisons derrière le constat de cette baisse de la fécondité en France restent néanmoins relativement floues, avec peu d’études conséquentes réalisées sur le sujet. « Cette chute de la natalité, amorcée en 2011, traduit-elle tout bonnement une baisse du désir d’enfant ? », s’interroge notamment Le Monde. Une question à laquelle le gouvernement n’a pas trouvé d’autre réponse que le fameux « réarmement démographique » évoqué par le président de la République, Emmanuel Macron, en janvier 2024.