Alors qu’Emmanuel Macron a indiqué ne pas vouloir rejoindre, à ce stade, le Conseil de paix imaginé par Donald Trump, le président américain a menacé, lundi 19 janvier, d’imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français. Mercredi 21 janvier, lors du procès en appel des assistants parlementaires du FN, Marine Le Pen a affirmé que les cadres du Front national n’avaient pas l’intention de commettre de délit et a plaidé la « bonne foi ». Sébastien Lecornu, qui a engagé la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter le budget 2026, a échappé à deux motions de censure vendredi 23 janvier. La primaire de la gauche unitaire en vue de l’élection présidentielle 2027 aura lieu le 11 octobre. Elle se tiendra sans LFI, Place Publique et le PCF. Emmanuel Macron a demandé, samedi 24 janvier, que soit engagée la procédure accélérée sur la proposition de loi (PPL) sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Les vins et les champagnes français menacés par Donald Trump
Le président américain a menacé, lundi 19 janvier, d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français, face au refus du chef de l’État d’intégrer son « Conseil de paix ». En réponse, l’entourage d’Emmanuel Macron a dénoncé des menaces tarifaires « inacceptables » et « inefficaces », a rapporté Challenges. La veille, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il n’entendait « pas donner suite favorable » à ce stade à l’invitation de rejoindre le « Conseil de paix » voulu par Donald Trump pour régler les conflits internationaux. Ce projet américain, dont le ticket d’entrée est fixé à un milliard de dollars pour un siège permanent, est pensé comme un substitut des Nations Unies.
Marine Le Pen se défend au procès des assistants parlementaires du FN
Au deuxième jour du procès en appel des assistants parlementaires du Front national (FN), Marine Le Pen a défendu, mercredi 21 janvier, sa « bonne foi ». La justice lui reproche ainsi qu’au Rassemblement national et à dix autres cadres, d’avoir payé des salariés du parti avec de l’argent du Parlement européen destiné au paiement des assistants parlementaires. Marine Le Pen a été déclarée coupable par le tribunal correctionnel de Paris le 31 mars 2025 et a été condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, ce qui l’empêche de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, a rappelé France Bleu. La présidente des députés RN assure que les cadres du Front national n’avaient pas l’intention de commettre de délit.
Sébastien Lecornu échappe à deux motions de censure
Après avoir utilisé l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer le budget sans vote, le Premier ministre a échappé à deux motions de censure vendredi 23 janvier : celle du RN et celle de la gauche hors PS à 19 voix près. Sébastien Lecornu avait décidé de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget de l’État pour 2026 affirmant qu’il s’agissait d’un « instrument de dernier recours, pour ne pas dire de dernier secours », a relevé La Croix. Peu après le rejet des deux motions de censure, Sébastien Lecornu a de nouveau engagé la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote la partie « dépenses » du budget et l’ensemble du texte. LFI a déposé une nouvelle motion de censure qui sera étudiée mardi 27 janvier.
La date de la primaire de la gauche dévoilée
La primaire de la gauche unitaire en vue de l’élection présidentielle de 2027 aura lieu le 11 octobre 2026 a indiqué la députée Clémentine Autain samedi 24 janvier. Elle se tiendra sans La France insoumise (LFI), Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann ou le Parti communiste français (PCF), a souligné Le Monde. François Ruffin, qui sera aussi candidat à cette primaire, a précisé que le scrutin passerait par un vote « physique » pour lequel les candidats espèrent attirer « deux millions de personnes ». Les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann refusent de participer à cette primaire, persuadés de pouvoir s’imposer en incarnant le vote utile.
Emmanuel Macron soutient l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
L’entourage du président de la République a confirmé, samedi 24 janvier, qu’Emmanuel Macron avait demandé que la procédure accélérée sur la proposition de loi (PPL) sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans soit engagée. Cette proposition, soutenue par Gabriel Attal sera examinée lundi 26 janvier dans le cadre de la niche parlementaire Renaissance, a indiqué Le Parisien. « Le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n’est pas à vendre », a défendu le chef de l’État. Il a demandé d’engager une procédure accélérée afin que l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans soit applicable dès la rentrée scolaire 2026.

