C’est une première pour l’entreprise Leboncoin. Si la colère couvait chez les salariés depuis plusieurs mois, comme le rapporte le Huffington Post, ces derniers ont décidé de se mettre en grève pour la première fois de l’histoire du groupe. Le mouvement social a débuté mercredi 18 mars. Ils ont appelé à un rassemblement devant le siège de l’entreprise dans le centre de Paris ce même jour. Portés par l’intersyndicale CFDT-CGT-Solidaires Informatiques, les employés dénoncent « une succession de décisions qui fragilisent durablement l’organisation du travail » ainsi qu’une réduction drastique du télétravail.

En effet, selon le communiqué de presse publié sur le site de la CFDT, les grévistes dénoncent un « recul du télétravail, une pression accrue sur les équipes sans compensation et le recours croissant à des prestataires à l’étranger. » D’après les salariés en grève, la stratégie du groupe conduirait « à une réduction progressive des effectifs internes ». Une situation qui dure depuis « le rachat de l’entreprise par le consortium Blackstone/Permira », abondent les salariés. Fondée en 2006 par l’entreprise norvégienne Adevinta, spécialisée dans les petites annonces, la société est passée sous la houlette du fonds étasunien et britannique mis en cause en mai 2024.

Risques psychosociaux, outil de monitoring et réorganisation

Cité par Le Parisien, l’intersyndicale indique que « le principe de la grève avait déjà été approuvé par une large majorité [de salariés], au cours d’une assemblée générale organisée en décembre 2025. » Une centaine indique les syndicats. Interrogée par l’AFP, la direction de l’entreprise avance de son côté que « moins de 10% des collaborateurs se sont déclarés grévistes ». Les employés mettent en cause la politique du groupe « sur la charge de travail, l’accumulation des réorganisations [et] les risques psychosociaux ». En plus de ces nombreuses critiques, l’intersyndicale dénonce l’utilisation d’un « outil de monitoring », utilisé pour mesurer le temps d’activité des salariés. Un outil qui crée, disent-ils, « une pression constante » sur ces derniers.

Ventes d’édifices religieux

En dehors de la grève au sein de l’entreprise, plusieurs médias avaient noté le caractère insolite de la mise en vente d’une église située à Liévin dans les Hauts-de-France. L’abbé Jean-Marie Rauwel avait témoigné du manque de fidèles et du coût de l’entretien qui ne permettait plus au diocèse de pouvoir garder l’édifice. Même situation à Giromagny où un ancien temple protestant construit en 1902 a été mis en vente.