Travailler ? Contribuer, construire, subvenir. Ou bien souffrir, s’épuiser, être exploité. Ces mots qui s’affichent dans la vidéo de présentation de la Journée du SEL 2026 résument l’ambivalence du monde du travail à l’échelle mondiale. Le travail peut en effet être un lieu de dignité et de participation à la vie collective. Il peut aussi devenir un espace de violence et d’injustice.

Les chiffres sont éloquents. Selon de nouvelles estimations de l’Organisation internationale du Travail et de l’UNICEF, près de 138 millions d’enfants ont travaillé en 2024, dont 54 millions dans des conditions dangereuses mettant en péril leur santé, leur sécurité et leur développement. On sait aussi que 27 millions de personnes sont aujourd’hui piégées dans l’esclavage moderne. Par ailleurs, près de 9 travailleurs sur 10 exercent dans le secteur informel, souvent pour moins de 1,90 dollar par jour, dans des conditions précaires et difficiles. Cette situation concerne principalement l’Afrique (89,2%) et l’Asie (88,5%). Le travail forcé revêt enfin des formes particulièrement violentes. 27% des personnes qui y sont soumises sont exploitées sexuellement, une exploitation qui génère à elle seule 73% des profits […]