Membre du Groupe Orsay depuis ses débuts dans le ministère pastoral en 2019, Claire des Mesnards a participé en janvier dernier à sa première Assemblée générale de la Fédération protestante de France (FPF). Retour personnel sur la façon dont y a été abordée la question des « violences sexuelles et spirituelles », tristement dans l’actualité depuis.

Les instances dirigeantes de la FPF ont entrepris ces dernières années un travail remarquable pour lutter contre les violences sexuelles et spirituelles dans nos Églises et communautés.

Unanimité en demi-teinte

Le sujet, mis à l’ordre du jour en plénière de l’AG, fait réagir et c’est tant mieux. Certains souhaiteraient que soit mieux prise en compte la réalité des victimes qui ne portent pas plainte : nombreux sont en effet les obstacles qui se dressent sur la voie judiciaire, et délicat l’accompagnement des personnes vers cette étape nécessaire. D’autres espéreraient rendre ce référentiel contraignant pour les Églises ; mais sans pouvoir coercitif sur ses membres, la FPF ne peut guère que déployer des outils pour sensibiliser chacun aux lois de la République.

Le message est clair : lorsque des violences sont signalées, les enquêtes internes et le discernement spirituel doivent faire place en priorité à l’écoute des victimes et au recours à la justice dans les conditions prévues par la loi.

Un regret personnel

ll reste difficile d’aborder en Église la question du sexisme, rarement nommé ici bien qu’il se trouve à la racine des maux identifiés. Le résonance entre violences sexistes et violences sexuelles est pourtant désormais largement documenté au […]