Dans une vidéo publiée le 5 février sur sa chaîne YouTube, l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin propose une méditation inattendue sur un passage célèbre de l’Évangile de Jean : la rencontre entre Jésus et la femme adultère (Jn. 8, 3-11). Il y voit bien plus qu’un texte religieux : selon lui, c’est un véritable « concentré de sciences politique, humaine, au sens le plus profond », « capable d’éclairer » une manière contemporaine trop prompte à juger, à condamner, à exposer une personne en la réduisant à ses fautes « dans un fil d’actualité » et à l’ère des réseaux sociaux qui apparaissent une fois en filigrane dans son discours. Et ce, dit-il dès le départ, « que l’on soit croyant ou non, d’une croyance ou d’une autre ».

Jésus face à la foule : refuser l’immédiateté du jugement

Son propos s’inscrit dans une réflexion sur la violence du jugement public, et sur la honte que l’on veut faire porter. C’est ce qu’il appelle « les pierres rapides : pierres de mots, d’images, de réputation ». Il appelle d’abord à sortir de la logique de la condamnation immédiate, à ne pas se laisser « enrôler par la foule » et à refuser « l’immédiateté du verdict », à l’image de Jésus qui ne se laisse par […]