La bénédiction, quézaco ?

La bénédiction, quézaco ?

Avec l’été, voici venu le temps des mariages. C’est l’occasion de revenir sur la bénédiction. Quel sens a-t-elle ? Que dit le pasteur dimanche après dimanche quand il bénit l’assemblée ?

Un contenu proposé par Ensemble - Sud-Ouest

Publié le 8 juillet 2018

Auteur : Nadia Savin

Bénir est avant tout l’acte de Dieu. Étymologiquement, cela consiste à dire « une bonne parole ». Une parole qui exprime le bien que Dieu veut pour chaque homme et chaque femme. Une parole qui soutient et console. Cette parole est puissante. Elle est performative comme on dit car elle fait ce qu’elle dit. Et c’est justement pour cela que le croyant peut, dans un deuxième temps, en réponse, remercier Dieu : pour sa présence, sa grâce, ses bienfaits. Souvent, les hommes et les femmes ont envie d’entendre une « parole bonne » à un tournant important de leur vie : au bout d’un chemin parcouru, qu’il soit fait de joies ou d’épreuves. La bénédiction prend alors la forme d’un repos ou d’un aboutissement.

Poser un geste

Les bénédictions ecclésiales sont visibles. Elles constituent une occasion de témoigner publiquement de ce que Dieu a fait pour nous. Quand un célébrant bénit une personne, un groupe ou une assemblée, ses paroles sont souvent formulées à partir de bénédictions bibliques. La plus courante est celle de Nombres 6,22-27 qui présente Dieu « levant sa face vers nous ». À l’opposé de tous les autres dieux, notre Dieu est donc « à nos pieds », dans la position de l’humble serviteur qui vient soulager par de mille soins le maître… La bénédiction se fait par un geste de la main, ouverte en direction des personnes, pour les désigner comme bénéficiaires.

Enjeux : qui, quand, comment ?

L’Église protestante unie de France bénit des personnes, pas des objets (même des alliances) ni des animaux. Elle le fait à diverses occasions. D’abord, c’est la communauté réunie, dimanche après dimanche, qui reçoit la bénédiction de son Dieu. C’est sa force pour la semaine. La bénédiction peut aussi être individuelle, comme pour les jeunes qui confirment leur baptême, ou pour des couples. À chaque fois, il s’agit de donner une parole qui met en marche, dans les deux sens du terme : une parole qui redresse, répare et une parole qui donne l’énergie et l’envie d’avancer. Cette parole ne change pas : c’est l’amour inconditionnel de Dieu pour chaque homme et chaque femme de ce monde.

Sur le même thème

La mission, quézaco ?

La mission, quézaco ?

Quand on parle de missionnaires, on pense à un père blanc, en Afrique, vêtu d'une soutane. Mais la mission est-ce encore cela aujourd’hui ?

Un contenu proposé par Ensemble – Sud-Ouest
Le mariage, quézaco

Le mariage, quézaco ?

Des couples viennent célébrer leur mariage dans nos communautés. Qu’est-ce qui se passe pendant, avant et autour d’un tel culte de bénédiction ?

Un contenu proposé par Ensemble – Sud-Ouest
La Cène, quézaco ?

La Cène, quézaco ?

Une des différences principales entre catholiques et protestants réside dans ce que les uns nomment « l’eucharistie » et ce que les autres appellent « la Sainte-Cène ou Cène ».

Un contenu proposé par Ensemble – Sud-Ouest

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Ensemble – Sud-Ouest

Mensuel de l’Église Protestante Unie de France en Sud-Ouest, il offre à ses lecteurs un apport spirituel, des informations sur leur église sur le plan local, mais aussi sur l’Église au niveau national et international. Enfin, le journal Ensemble veut aider ses lecteurs à penser bibliquement les problèmes du monde contemporain.

Derniers contenus du partenaire