L’enfer, c’est soi

L’enfer, c’est aussi et surtout lorsque nous nous replions sur nous-mêmes, lorsque nous choisissons l’isolement, l’éloignement loin des autres.

Un contenu proposé par Ensemble - Sud-Ouest

Publié le 1 mars 2018

Auteur : Christophe Jacon

« L’enfer, c’est les autres » disait Sartre dans Huis clos. J’ai toujours été en profond désaccord avec cette formule. Du moins, dans sa compréhension habituelle, contre laquelle Sartre lui-même aurait posé son désaveu ! L’enfer, ce n’est pas les autres, mais bel et bien soi. Lorsque « nous nous mettons dans la totale dépendance d’autrui » (Sartre), de son regard et de son jugement. Mais l’enfer, c’est aussi et surtout lorsque nous nous replions sur nous-mêmes, lorsque nous choisissons l’isolement, l’éloignement loin des autres. L’enfer existe sur terre quand nous restons seuls avec nos chagrins, nos peurs, nos rages, nos haines, nos reproches. L’enfer commence quand nos rancœurs sentent le renfermé.

Laisse

Jésus, dans le Notre Père, nous invite à remettre nos « dettes ». Mieux : il affirme que c’est là ce que nous faisons : « Remets-nous nos dettes comme nous aussi nous remettons / avons remis nos dettes ». Aussi paradoxal que puisse être cette affirmation, elle résonne très fort existentiellement. Revenons aussi loin que peut nous emmener notre mémoire. Nous verrons que nous avons tous commencé par vivre sans tenir, retenir le mal que l’on nous faisait. Nous avons tous continué la relation sans vouloir reproduire le mal ou s’isoler. « Laisser aller », « pardonner », est l’expérience première de nos vies. C’est au moment où je la renouvelle que je comprends ce que le Père fait avec moi chaque jour, pour mes erreurs et mes errances. Aussi rances soient-elles ! C’est en pardonnant que je comprends que le Père est Pardon, Bienveillance, pour moi, pour les autres et le monde. C’est en pardonnant que s’enracine en moi le pardon de Dieu : sa bienveillance éternelle.

Dans la même rubrique...

Qui sont les grands de notre monde ?

Qui sont les grands de notre monde ?

« Quelle est donc cette grandeur à l’aune de laquelle les disciples pensent s’évaluer ? » Et si ce n’était pas la taille qui comptait ?

Un contenu proposé par

La perception du mal chez les réformateurs

Les réformateurs ont démantelé l'idée d'un système de récompenses et de punitions divines. L'analyse du philosophe Olivier Abel.

Un contenu proposé par Campus protestant

Jésus guérit l’aveugle Bartimée

L'évangéliste Marc rapporte la guérison de l'aveugle Bartimée par Jésus. Quel sens pouvons-nous donner à cette guérison ?

Un contenu proposé par Campus protestant

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Ensemble – Sud-Ouest

Mensuel de l’Église Protestante Unie de France en Sud-Ouest, il offre à ses lecteurs un apport spirituel, des informations sur leur église sur le plan local, mais aussi sur l’Église au niveau national et international. Enfin, le journal Ensemble veut aider ses lecteurs à penser bibliquement les problèmes du monde contemporain.

Derniers contenus du partenaire